Les marchés boursiers européens et américains ont affiché des performances contrastées, avec une baisse des prix du pétrole et une hausse continue des valeurs technologiques. L’indice CAC 40 à Paris a progressé de 0,40 %, atteignant 7 865 points, porté par le recul des cours du pétrole et des rendements obligataires. La chute des prix du brut s’explique par une augmentation des exportations en provenance du Moyen-Orient et par l’engagement du G7 de libérer 100 millions de barils sur le marché. Cette baisse des prix de l’énergie est perçue comme une bonne nouvelle pour les investisseurs, car elle pourrait atténuer les pressions inflationnistes et alléger la pression sur les taux d’intérêt.
À Wall Street, les indices Nasdaq et S&P 500 ont atteint de nouveaux sommets, tirés par le secteur de l’intelligence artificielle. Pourtant, 78 % des actions composant le S&P 500 ont terminé le mois en baisse, dont 60 % avec des pertes d’au moins 5 % et 27 % avec des reculs d’au moins 10 %. Le S&P 500 n’a perdu que 0,5 % en septembre, mais cette légère baisse masque une correction plus large du marché, puisque neuf des onze secteurs ont reculé. La hausse des rendements des obligations d’État américaines et l’augmentation des prix du pétrole ont contribué au repli de nombreux secteurs, notamment l’immobilier, la finance et les valeurs cycliques.
Nvidia a continué de progresser, approchant une capitalisation boursière de 600 milliards de dollars, tandis que Microsoft, Tesla et Amazon ont également contribué à la hausse générale à Wall Street. Cependant, le marché reste prudent face aux valorisations élevées des valeurs technologiques, malgré les anticipations de forte croissance pour les prochains trimestres.
À Paris, Schneider Electric a poursuivi sa dégringolade, perdant 4,51 % mardi, après un repli de près de 10 % la veille. L’acquisition de PTC pour 22,6 milliards de dollars suscite des inquiétudes chez les investisseurs, JPMorgan ayant revu sa recommandation à « neutre » et réduit son objectif de cours. À l’inverse, Alstom a enregistré une hausse de 4,79 %, portée par un contrat avec Vingroup pour la livraison de 200 rames de métro à Hanoï. Cet accord devrait renforcer la position d’Alstom sur le marché asiatique, bien que l’action reste en baisse d’environ 36 % depuis janvier.
Medincell, une biotech française, a bondi de 16 % en attendant une décision des autorités sanitaires américaines concernant un nouveau traitement contre la schizophrénie. Stifel estime à 90 % les chances d’obtention de cette approbation, qui pourrait générer jusqu’à 1,8 milliard de dollars de ventes annuelles. Le traitement précédent de l’entreprise, développé avec Teva, a enregistré une hausse de 43 % des ventes au deuxième trimestre.
La nouvelle réglementation déléguée de l’Union européenne sur la recherche financée par des sponsors, entrée en vigueur en septembre 2026, soulève des interrogations quant à son impact sur les petites capitalisations. Parallèlement, la campagne pour l’élection présidentielle de 2027 commence déjà à influencer le marché, avec une hausse des taux français et des primes de risque politique atteignant des niveaux inédits depuis la crise de la dette souveraine.
Les minutes de la réunion de la Réserve fédérale et les chiffres du crédit à la consommation, attendus prochainement, devraient éclairer la position de la banque centrale sur les taux d’intérêt. Les comptes-rendus de la réunion de septembre, qui avait vu une hausse de 0,25 %, seront particulièrement scrutés, d’autant que le dernier rapport sur l’emploi a réduit les attentes d’un nouveau relèvement des taux en octobre. Les résultats trimestriels de Levi’s serviront également d’indicateur de la consommation aux États-Unis.
Les marchés européens et américains réagissent aux prix du pétrole, aux gains technologiques et à l'incertitude politique
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
stock-marketsoil-pricestech-stockss-p-500european-economy
Sources d'origine :
- 🇫🇷MoneyVox



