La 13e édition de la Route du Rhum, course de Saint-Malo à la Guadeloupe, met en valeur les exploits sportifs mais rappelle aussi le rôle de Saint-Malo dans la traite négrière transatlantique.
La course commence à Saint-Malo
Le dimanche 1er novembre, 116 bateaux prendront le départ de Saint-Malo, une ville de la région française d'Ille-et-Vilaine, en direction de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, pour la 13e édition de la Route du Rhum, une course à la voile réputée pour la difficulté de sa traversée de l'Atlantique.Un défi sportif sur l'Atlantique
Pour les skippers engagés dans la course, l'océan Atlantique est à la fois un terrain d'épreuve de leur endurance physique et mentale et une scène de compétition à la voile, avec pour objectif d'atteindre la destination caribéenne le plus rapidement possible.Un lien historique avec la traite négrière
Le parcours de la course recoupe un chapitre plus sombre de l'histoire : entre 1669 et 1827, les armateurs de Saint-Malo ont organisé environ 250 expéditions négrières, transportant près de 80 000 personnes à travers l'Atlantique dans le cadre de la traite transatlantique.Le coût humain de la traite négrière
La traite transatlantique, qui s'est étendue du XVIe au XIXe siècle, aurait causé la mort d'environ 1,8 million de personnes, dont beaucoup sont mortes pendant le périple périlleux à travers l'océan, entassées dans des conditions insalubres.Des efforts pour reconnaître le passé
Malgré la popularité de la course et l'implication de sponsors et de spectateurs, l'histoire de la traite négrière est largement absente du récit de l'événement. Militants, historiens et habitants de la Guadeloupe œuvrent pour attirer l'attention sur ce passé négligé et veiller à ce qu'il ne soit pas oublié.