En Turquie, les autorités ont poursuivi leurs efforts visant la communauté LGBT+. Après avoir arrêté des dizaines d’activistes mi-septembre et fermé de nombreux comptes sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, un tribunal d’Istanbul a ordonné le blocage du site web et des comptes de T24, l’un des principaux médias en ligne du pays. Le tribunal a invoqué l’implication présumée du média dans une « propagande LGBT », un terme souvent utilisé pour justifier des restrictions sur la couverture médiatique des questions d’orientation sexuelle et d’identité de genre. T24 est l’un des sites d’information les plus lus en Turquie, reconnu pour son journalisme d’investigation et ses reportages critiques. La décision de bloquer sa présence en ligne a suscité l’inquiétude des journalistes et des observateurs des médias, qui y voient une menace pour la liberté de la presse. Le média a critiqué la décision du tribunal en la qualifiant d’« attaque contre le journalisme lui-même », soulignant l’importance de la liberté d’expression dans une société démocratique. Les récentes actions des autorités turques s’inscrivent dans une répression plus large de la dissidence et des droits des minorités. Au cours de l’année écoulée, les restrictions sur les discussions publiques concernant les questions LGBT+ se sont intensifiées, des lois et des politiques étant utilisées pour supprimer ce type de contenu. Des militants et des organisations de défense des droits humains ont exprimé leur alarme face à la montée de l’intolérance et aux effets potentiels à long terme sur la liberté d’expression et les libertés civiles. Le blocage de T24 s’ajoute à une liste croissante de médias et de plateformes ayant fait l’objet de censure en Turquie. Cette mesure a attiré l’attention internationale, certains gouvernements et organisations étrangers appelant à une meilleure protection de la liberté de la presse dans le pays. Alors que la situation continue d’évoluer, l’impact sur le journalisme et les implications plus larges pour les droits humains restent des préoccupations majeures.