Lors de la diffusion du match France-Italie sur TF1, Grégoire Margotton, commentateur de Voix des Bleus depuis 2016, a suscité des réactions de la part des téléspectateurs concernant la prononciation du nom de famille du joueur français Lucas Da Cunha. Margotton a choisi de dire « Da Couna », en omettant le « h » du nom, plutôt que d’adopter une prononciation à la portugaise (« Da Cougna »), comme certains spectateurs l’attendaient. Ce choix de prononciation n’était pas inédit. Margotton avait déjà utilisé « Da Couna » lors du match Belgique-France. Cette décision a alimenté les débats parmi les téléspectateurs, qui avaient des attentes divergentes quant à la manière dont le nom devait être prononcé. En réaction aux retours des spectateurs, Margotton a justifié son choix en pointant vers une vidéo d’une interview du joueur de Roanne, où celui-ci prononçait son propre nom. « Pour tous ceux qui veulent légitimement qu’on prononce Da Cougna… Écoutez à 20 secondes », a-t-il déclaré, avant de s’excuser pour ce qu’il a qualifié de « saignement d’oreille ». Il tentait ainsi de légitimer sa prononciation en s’appuyant sur la propre élocution du joueur. Cet incident met en lumière le rôle parfois subtil, mais significatif, que joue la prononciation dans la perception publique et la représentation médiatique. Il illustre aussi la manière dont les commentateurs doivent concilier des attentes culturelles et linguistiques variées lorsqu’ils s’adressent à un public diversifié.