Reporters sans frontières a confirmé mardi 6 octobre 2026 que le journaliste Moussa Kaka est « détenu par les autorités » au Niger. Cette déclaration intervient après que l’organisation a échangé avec Alio Daouda, le ministre de la Justice et des Droits humains. Kaka, une voix familière des émissions d’information nigériennes, a disparu après avoir quitté les locaux de son média, Radio Télévision Saraounia, à Niamey, en soirée le 13 août. Sa disparition avait suscité l’inquiétude parmi les journalistes et les groupes de défense des droits humains, mais il s’agit de la première fois que le gouvernement s’exprime officiellement sur la situation. Kaka travaille dans les médias depuis de nombreuses années, couvrant et commentant des sujets importants pour le Niger. Sa disparition soudaine a provoqué une vive préoccupation, beaucoup craignant pour sa sécurité. L’absence d’informations officielles jusqu’à présent a alimenté les spéculations et les inquiétudes quant aux conditions de sa détention. Reporters sans frontières milite depuis longtemps pour la liberté de la presse et a maintes fois attiré l’attention sur les risques encourus par les journalistes dans plusieurs pays. La confirmation par le ministre que Kaka est en détention constitue une avancée significative dans cette affaire. Cependant, les raisons de son arrestation, le lieu de sa détention et son état actuel restent flous. L’organisation a exhorté les autorités à fournir davantage d’informations et à garantir le respect des droits de Kaka. Cet incident a également mis en lumière la question plus large de la liberté de la presse au Niger, où les journalistes évoluent souvent dans des conditions difficiles. Les groupes de défense des droits humains et les organisations internationales ont réclamé transparence et responsabilité dans cette affaire. Ils soulignent l’importance de protéger les journalistes, qui jouent un rôle essentiel dans l’information du public et dans la surveillance du pouvoir. Alors que la situation évolue, la communauté internationale suivra de près la manière dont les autorités nigériennes répondront à ces préoccupations.