L’Académie Goncourt a dévoilé mardi 6 octobre sa deuxième sélection pour le prix Goncourt 2026, réduisant la liste initiale de 16 romans à huit. Les quatre finalistes seront annoncés le 27 octobre, et le lauréat sera récompensé le 3 novembre au restaurant Drouant à Paris, un lieu traditionnel pour cette cérémonie. Plus tôt, le 25 septembre, le roman C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien (Grasset) avait été retiré de la compétition en raison d’allégations de plagiat et de soupçons concernant l’utilisation de l’intelligence artificielle dans sa rédaction. Orélien a nié ces accusations, insistant sur sa passion profonde pour l’écriture et affirmant qu’il n’avait nul besoin d’une machine. Cette affaire a également soulevé des questions sur la fiabilité des détecteurs d’intelligence artificielle, aucun ne pouvant déterminer avec certitude si un texte a été écrit par un humain ou une machine. Les huit romans encore en lice sont : Minotaure de Boris Bergmann (Albin Michel) ; Le fabuleux piano de Sonia Devillers (Robert Laffont) ; Nous aussi d’Anne Godard (Actes Sud) ; La solitude des professeurs est infinie de Yannick Haenel (Gallimard) ; L’inconnue du quai de Javel de Philippe Jaenada (Flammarion) ; Choses que je croyais perdues de Clémentine Mélois (L'Arbalète/Gallimard) ; De l'autre côté du lac de Sylvain Prudhomme (Minuit) ; et La Guerre éternelle d’Olivier Rolin (Gallimard). Plusieurs autres œuvres ont été écartées de la liste initiale, dont celles de Louise Chennevière, Ananda Devi, Olivier Grondeau, Lilia Hassaine, Jean-Yves Jouannais, Emma Marsantes et Patrice Trigano. L’Académie Goncourt, actuellement présidée par Philippe Claudel depuis 2024, compte parmi ses membres éminents Camille Laurens, Françoise Chandernagor, Pascal Bruckner, Tahar Ben Jelloun, Pierre Assouline, Éric-Emmanuel Schmitt et Christine Angot. Cette année, la sélection intervient après le décès de Didier Decoin, ancien secrétaire général et président de l’Académie, décédé le 5 août 2026. Le prix Goncourt, bien que doté d’un chèque de 10 000 euros, doit surtout sa renommée à son influence sur les ventes de livres et à l’exposition qui l’accompagne. Des lauréats passés, comme Laurent Mauvignier pour La Maison vide (Minuit), qui s’est écoulé à plus de 565 783 exemplaires, ou Jean-Baptiste Andrea pour Veiller sur elle, dont les ventes approchent désormais les 890 000 exemplaires, ont connu un succès commercial notable après leur distinction.