La maladie de Parkinson commence des années avant les tremblements, avec des symptômes comme la constipation et la perte d'odorat, offrant des opportunités de détection précoce.
Premiers signes de la maladie de Parkinson
La maladie de Parkinson est souvent associée aux tremblements des mains, mais ceux-ci n'apparaissent généralement que des années après le début de la maladie. Les premiers symptômes peuvent comprendre la constipation, des envies d'uriner fréquentes et une diminution de l'odorat.La neurologue met en lumière des symptômes négligés
La neurologue Alexandra Pérez-Soriano, de l'Hôpital Clínic de Barcelone, explique que la maladie de Parkinson s'installe bien avant les tremblements, à travers des troubles du système digestif, de la fonction urinaire et du sommeil. Ces signes précoces passent souvent inaperçus.Les symptômes abdominaux apparaissent en premier
De nombreux patients souffrent de constipation plusieurs années avant l'apparition de tout symptôme moteur. Elle s'accompagne souvent d'envies d'uriner fréquentes, surtout la nuit, ainsi que d'une perte de l'odorat qui peut précéder le diagnostic de cinq à dix ans.Les troubles du sommeil, un indicateur clé
Un signe précoce important est un sommeil perturbé : les personnes concernées peuvent mimer leurs rêves, crier ou tomber du lit. Cela s'explique par l'absence de paralysie musculaire pendant le sommeil paradoxal, un symptôme souvent négligé.L'origine de la maladie dans l'organisme
Selon les recherches, la maladie commence dans les neurones du tube digestif et du bulbe olfactif, où s'accumule une protéine mal repliée appelée alpha-synucléine. Cette protéine progresse ensuite vers le tronc cérébral par le nerf vague.La progression vers le cerveau affecte le mouvement
La maladie ne devient évidente que lorsque la dégénérescence atteint la substance noire, une région du cerveau qui produit de la dopamine. À ce stade, un nombre important de neurones producteurs de dopamine ont déjà été perdus.La détection précoce offre de l'espoir
Repérer les symptômes précoces, comme les troubles du sommeil, pourrait permettre une intervention plus tôt. Jusqu'à 90 % des personnes présentant ces troubles du sommeil pourraient développer la maladie de Parkinson ou un trouble apparenté dans les dix à quinze ans.La recherche se concentre sur l'intervention précoce
Actuellement, aucun traitement ne peut arrêter la maladie de Parkinson une fois les tremblements apparus. Les chercheurs se concentrent désormais sur la détection précoce grâce à des symptômes tels que les changements de l'odorat, du sommeil et de la digestion, dans le but de mettre au point des thérapies capables d'agir avant que les neurones ne soient irréversiblement endommagés.