La Commission d’enrichissement de la langue française (CELF) a introduit un nouveau terme, nominite, pour désigner la pratique qui consiste à citer des personnalités ou des organisations connues dans des discours afin de paraître plus autoritaire ou familier avec elles. Ce concept s’apparente à l’expression anglaise « name dropping ». La commission, qui conseille le Premier ministre et œuvre à l’enrichissement du français dans les domaines économique, scientifique et technique, a également proposé des termes comme « fonds vert », « protocole d’échange décentralisé (PED) » et « meme jeton » ou « cyberjeton meme » pour désigner des jetons numériques utilisant des éléments culturels internet reconnaissables afin de gagner en popularité. Elle a par ailleurs mis en garde contre la vulnérabilité particulière de ces « meme tokens » aux arnaques liées au « cyberjeton ». Par ailleurs, la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) de Normandie pourrait bientôt avoir un nouveau directeur, le ministère de la Culture ayant publié une vacance de poste. Jean-Michel Knop occupe ce poste depuis 2024. En région Centre-Val de Loire, Naïma Ramalingom a été nommée à la tête de la DRAC, succédant à Christine Diacon, en poste depuis 2022. La DRAC des Hauts-de-France cherche également un nouveau directeur, avec une vacance annoncée pour décembre 2027. Le ministère de la Culture fait face à des difficultés financières, avec des coupes budgétaires potentielles qui pourraient toucher les agences culturelles cofinancées par l’État et les collectivités. En Nouvelle-Aquitaine, cela a déjà affecté les actions de l’agence en faveur de la lecture publique. La Cour des comptes a appelé le ministère à se pencher sur l’utilisation de l’intelligence artificielle, soulignant que la Bibliothèque nationale de France (CNL) ne disposait ni budget ni personnel dédié à l’IA au moment de son contrôle. À l’inverse, la Bibliothèque nationale de France (BnF) avait déjà alloué plusieurs millions d’euros à des initiatives liées à l’IA. Dans le domaine littéraire, la région Île-de-France a obtenu un sursis temporaire concernant une décision de justice qui aurait imposé le retrait de ses manuels scolaires numériques gratuits d’ici au 30 septembre. Le délai a été prolongé jusqu’au 2 novembre 2026, et le litige se poursuit. Parallèlement, l’Agence régionale du livre Provence-Alpes-Côte d’Azur a dû annuler plusieurs événements professionnels en raison d’un financement réduit. La région Sud envisage désormais de fusionner cette agence avec Arsud, un établissement public administratif dédié au secteur culturel. La Commission d’enrichissement de la langue française s’est également attelée à moderniser le vocabulaire dans les domaines scientifique et technique. En 2025, elle a publié 243 nouveaux termes, bien que leur usage courant reste limité. Ces efforts visent à créer des références terminologiques favorisant la promotion de la francophonie et du multilinguisme. Côté littérature et édition, plusieurs événements notables ont marqué l’actualité. L’ouvrage « So far so close, Pamir », de François Pache et Pamiri Sashi Zaifi, explore une région du Tadjikistan à travers photographies et poèmes. « Petites histoires de guerre : la Première Guerre mondiale », de Mi-rage, propose dix nouvelles mettant en scène des personnages fictifs inspirés de faits réels. Une édition limitée des « Trois polars rares de Sergio Toppi » a été publiée, tandis que la revue « Presk’île » met en valeur le patrimoine et les récits uniques de la Presqu’île de Rhuys. Enfin, sur le plan de la politique culturelle, le Sénat français pourrait agir pour interpeller le gouvernement et l’Union européenne sur l’importance de protéger et de promouvoir la diversité des expressions culturelles via une résolution. La sénatrice Catherine Morin-Desailly (Seine-Maritime, Union Centriste), vice-présidente de la commission des affaires européennes, milite pour des mesures réglementaires plus strictes visant les grandes plateformes numériques afin de préserver la diversité culturelle.