Estelle Lenfant garde les affaires de son chien décédé en hommage, illustrant la place croissante des animaux de compagnie comme membres de la famille en France.
Une femme garde intacts les effets de sa chienne
Estelle Lenfant, de Béziers, a conservé les affaires de sa chienne décédée, qu'elle appelle « Loulou », à leur place d'origine, y compris le tapis près du fauteuil et un portrait grandeur nature dans le salon. Elle continue de pleurer sa disparition, décrivant son deuil comme semblable à celui d'un membre de la famille.Le chien l'a aidée à traverser une épreuve personnelle
Son chien l'avait aidée à se remettre après la mort de sa mère, et sa disparition l'a laissée « dévastée, perdue comme une orpheline une nouvelle fois ». Elle fait remarquer que certaines personnes ne comprennent pas la profondeur d'un tel chagrin, et que des remarques comme « ce n'était qu'un animal » ou « tu peux en reprendre un autre » sont souvent adressées à ceux qui ont perdu un animal de compagnie.Une enquête met en lumière le lien affectif avec les animaux
Une enquête réalisée en août 2026 par Toluna-Harris Interactive pour Hill's, auprès de 1 031 propriétaires français de chiens ou de chats, indique que 62 % considèrent leur animal comme un membre de la famille et 20 % le considèrent comme leur propre enfant. Ces données traduisent la reconnaissance croissante des animaux de compagnie comme parties intégrantes de la vie familiale.Un crématorium pour animaux prévu à Béziers
À Béziers, un projet de crématorium pour animaux est prévu pour juin 2027 dans la zone d'activités Ouest II, avec des salons de recueillement et un jardin du souvenir. Cette initiative vise à offrir aux propriétaires un espace pour pleurer et dire adieu à leurs animaux.Une sociologue étudie les rites funéraires animaliers
Docteure en sociologie à l'université de Montpellier, Nadia Veyrié, qui étudie les rites funéraires liés aux animaux, note que certaines personnes expriment ouvertement leur chagrin, tandis que d'autres sont plus réservées. Le choix des personnes à qui l'on se confie dépend de la façon dont les proches ou les collègues perçoivent la place de l'animal dans la vie d'un individu.