Des coupures de courant ont été signalées à Kiev après des attaques russes ciblant les infrastructures énergétiques, selon l’opérateur DTEK. Il s’agit de la première grande campagne de frappes sur des sites énergétiques dans la capitale ukrainienne depuis l’hiver dernier, lorsque la Russie avait lancé une opération similaire pour affaiblir le réseau électrique du pays. Ces attaques récentes suscitent des inquiétudes quant à la stabilité de l’approvisionnement en électricité de l’Ukraine pendant les mois les plus froids. Le Premier ministre bulgare, Roumen Radev, a appelé au dialogue avec la Russie pour mettre fin à la guerre en Ukraine, évoquant le « risque » associé à l’énergie nucléaire. S’exprimant lors d’une conférence sur la défense à Bruxelles, Radev a estimé que l’Union européenne devrait entamer des discussions avec la Russie en vue d’œuvrer pour la paix. Il a suggéré que le soutien militaire à l’Ukraine pourrait ne pas suffire à protéger son territoire des frappes russes. Radev a souligné qu’il existe une limite à la simple livraison d’armes et à l’apport de soutien, car la paix ne pourrait être établie que par la diplomatie plutôt que par l’envoi d’armements. Il a également mis en avant la nécessité de prendre en compte le « risque » lié à l’énergie nucléaire, un sujet que, selon lui, « personne » en Europe ne souhaite aborder. Ses déclarations interviennent alors que les craintes d’une escalade du conflit s’intensifient, notamment dans le contexte de l’invasion russe de l’Ukraine depuis 2022. L’Ukraine craint un retour de la situation de l’hiver dernier, lorsque la Russie avait bombardé les sites énergétiques du pays dans le but de faire pression sur Kiev. Les attaques actuelles alimentent les inquiétudes quant à la résilience des infrastructures énergétiques ukrainiennes et aux risques de perturbations supplémentaires pendant les mois d’hiver. Alors que le conflit se poursuit, la nécessité d’une résolution diplomatique reste un sujet de discussion parmi les dirigeants européens.