Une performance qui réinvente la collaboration entre humains et machines

"Que la machine vive en moi" est une performance expérimentale qui associe art et intelligence artificielle pour créer, chaque soir, une expérience unique. Le spectacle réunit quatre personnes trans qui travaillent avec des machines pour produire, en temps réel, un film et sa bande originale, illustrant l'évolution des relations entre humains et technologies.

Une scène remplie de technologies et de créativité

Sur scène, des machines, des câbles, des robots et des ordinateurs forment le décor de la performance. Les quatre participants trans – un musicien, un roboticien, un écrivain et une IA – collaborent à la création d'un film et de sa musique, dont l'avancement est projeté sur des écrans afin que le public puisse le suivre et réagir.

Explorer les relations entre humains et non-humains

Entre les trois séquences du film, le groupe engage discussions et performances qui abordent des thèmes tels que les relations entre humains et non-humains, les normes sociales, ou encore l'amélioration des corps par des moyens biochimiques, neurologiques ou mécaniques. La performance se décrit comme sensorielle, joyeuse et humoristique.

Une vision artistique cyberféministe et queer

Créée par le Groupe Scalpel, la performance s'inscrit dans une perspective cyberféministe et queer. Elle examine de manière critique l'intelligence artificielle, en interrogeant la façon dont elle peut être utilisée, évitée ou démantelée. Le spectacle vise à susciter la réflexion et le débat sur le rôle de l'IA dans la société.

Crédits et collaborateurs

Que la machine vive en moi est écrit et interprété par Romane Nicolas, avec une interprétation robotique de Cla Boyriven, une dramaturgie et une interprétation d'Élio Jacquel, et la conception sonore et vidéo d'Arthur Vervier-Dasque. L'équipe de production comprend Héloïse Gaubert, Delphine Guérin, Cléo Bourguignon-Bertheuil et Margaux Gaches.

Production et coproduction

La performance est produite par le Groupe Scalpel et coproduite par le Théâtre Sorano à Toulouse et Le Tracteur à Cintegabelle, en Haute-Garonne. Elle a bénéficié du soutien de plusieurs institutions, dont Le Quai des Savoirs à Toulouse, le Festival Démostratif à Strasbourg et La Chartreuse CNES à Villeneuve-lès-Avignon.

Festivals et distinctions

Une version du spectacle a été présentée au festival Fragments #12 à Paris et a reçu le prix Livre et Lecture d'Occitanie. La performance se jouera du 12 au 13 décembre 2026 au Jeune Théâtre National, dans le 4e arrondissement de Paris, pour une durée d'une heure trente.