Lyon et la région Auvergne-Rhône-Alpes s'opposent sur le financement des entreprises touchées par les pillages du 17 octobre, Lyon refusant de rejoindre le plan régional.
Différend sur les aides financières aux commerces endommagés
Un nouveau désaccord oppose la Ville de Lyon et la Région Auvergne-Rhône-Alpes sur la manière d'apporter une aide financière aux commerces touchés par les pillages et les dégradations du 17 octobre. Près de 200 commerces lyonnais ont été affectés, dont plus de 160 situés dans le secteur de la Presqu'île, un quartier central de la ville.Proposition régionale d'aide rejetée par Lyon
La Région avait proposé un fonds de 15 millions d'euros pour soutenir les commerçants concernés, couvrant 50 % des dépenses éligibles en équipements de protection, dans la limite de 5 000 euros par entreprise, et a invité les communes à contribuer à son financement. Cependant, le maire de Lyon, Grégory Doucet, a décidé de ne pas participer au programme régional.Le maire privilégie des solutions locales et réclame une aide nationale
Dans une lettre partagée avec Le Progrès, Grégory Doucet indique que la Ville ne participera pas au fonds régional, invoquant la crainte de voir les démarches se compliquer pour les professionnels concernés. Il souligne sa préférence pour une réponse plus simple et plus efficace, suggérant que la Région se coordonne avec la Métropole de Lyon, qui a déjà annoncé un plan de soutien de 10 millions d'euros.Le maire de Lyon refuse de financer localement des défaillances nationales
Le maire réclame la création d'un fonds national de solidarité, estimant que les collectivités locales ne doivent pas supporter seules le coût des destructions. Il affirme qu'il n'appartient pas aux collectivités locales de payer les conséquences financières de l'échec du gouvernement, et demande instamment au président de la Région, Fabrice Pannekoucke, de soutenir la création d'un fonds national de solidarité exceptionnel auprès du Premier ministre.Lyon poursuit ses mesures d'urgence de manière autonome
En l'absence de participation régionale, la Ville de Lyon entend poursuivre ses propres mesures d'urgence dans le cadre de ses compétences. Celles-ci comprennent le report de la hausse des redevances d'occupation du domaine public, notamment pour les terrasses, l'autorisation d'ouvrir jusqu'à douze dimanches en 2027 et le doublement des effectifs de la police municipale.