Dans la société, les personnes dotées d’une intelligence relationnelle se distinguent par leur manière de s’exprimer. Elles savent aborder des sujets appropriés et éviter subtilement ceux qui pourraient mettre mal à l’aise. L’art de la conversation fascine. Dans ses Essais, Montaigne nous invite à réfléchir sur ce point : « L’exercice le plus fécond et le plus naturel de notre esprit, à mon goût, c’est la conversation. J’y trouve plus de douceur que dans aucune autre action. » Pourtant, derrière chaque échange se cachent parfois des pièges. Des silences mal placés aux sous-entendus qui mènent à des malentendus, il faut veiller à ne pas tomber dans les travers de la discussion. Pour les experts, certains thèmes doivent être abordés avec prudence si l’on souhaite maîtriser l’art de converser. Des chercheurs de l’université Columbia ont ainsi identifié trois sujets instinctivement évités par les personnes dotées d’une grande intelligence relationnelle.
L’argent : Parler de ses finances personnelles peut générer des tensions ou mettre son interlocuteur mal à l’aise. Aborder des thèmes comme le salaire, les dépenses ou les dettes ne risque pas seulement de susciter des comparaisons, mais aussi de nourrir un sentiment d’insécurité chez l’autre. « Les gens parlent plus facilement de leur sexualité que d’argent », souligne Nicole Prieur, philosophe et psychothérapeute. Lorsqu’il est questionné, l’interlocuteur semble reculer, comme pour dire : « Comment osez-vous ? » Ce tabou est sans doute un héritage religieux et une particularité bien française. Mais qu’on le veuille ou non, l’argent suscite des affects, des conflits. « L’argent est un sujet qui crée des rapports de force, ce qui peut générer beaucoup de culpabilité. Il ne s’agit pas d’éviter systématiquement ce thème avec tout le monde, mais de choisir avec qui et comment en parler. Car si l’argent reste tabou, il faut pourtant l’évoquer en couple, puisque “parler d’argent, c’est parler d’amour”, affirme Nicole Prieur. »
L’apparence physique : Même formulés avec bienveillance, les commentaires sur l’apparence peuvent être mal interprétés. Dans nos sociétés modernes obsédées par la superficialité, les préjugés liés à l’image de soi sont tenaces. Sachant la relation souvent complexe que l’on entretient avec son propre corps, et les troubles psychologiques comme la dysmorphophobie qu’elle peut engendrer, les remarques sur l’apparence ne font qu’accentuer la crainte de l’interlocuteur d’être constamment jugé. Les compliments sur l’apparence, aussi flatteurs soient-ils, peuvent fragiliser l’estime de soi. Le rapport au corps est souvent intime et lié à des insécurités profondes. Ce type de commentaire alimente une culture de la comparaison et de la performance. Les chercheurs de Columbia suggèrent que les personnes dotées d’une grande intelligence sociale préfèrent éviter de se focaliser sur l’apparence physique pour mettre en avant des qualités humaines comme la créativité, la générosité, l’humour ou la curiosité intellectuelle.
Les commérages : Bien que les chercheurs de l’université Rice, à Houston, estiment que les commérages jouent un rôle social, ils causent souvent plus de tort que de bien. « Les commérages sont le signe d’un manque d’estime de soi », affirme la psychothérapeute Isabelle Filliozat. La personne qui colporte des ragots a l’impression de ne rien avoir en elle, explique la spécialiste. Sa frustration la pousse à propager des rumeurs pour se sentir plus légitime. Une remarque de ce type doit souvent être interprétée comme un signal de détresse, « parce qu’elle considère que ce qu’elle va dire d’elle-même n’est pas intéressant », poursuit Isabelle Filliozat. Avant de se lancer dans des commérages, il est donc préférable de s’interroger sur ce qui pousse à agir ainsi et de garder à l’esprit ce proverbe indien avisé : « Mieux vaut mentir que médire. » La même observation s’applique aux personnes qui ont tendance à se vanter. Les personnes dotées d’une grande intelligence relationnelle préfèrent laisser leurs bonnes actions parler d’elles-mêmes, sans chercher à obtenir des éloges pour renforcer leur estime personnelle. Elles créent ainsi un environnement propice à des relations saines et respectueuses.
À retenir : L’art de la conversation repose sur la bienveillance et la justesse. Les personnes dotées d’une grande intelligence relationnelle évitent les sujets susceptibles de générer de l’inconfort ou de la rivalité : l’argent, l’apparence physique et les commérages. Maîtriser l’art de converser, c’est savoir choisir ses mots, ses silences et ses thèmes pour favoriser des échanges authentiques et équilibrés. Plus qu’un talent, c’est une manière de vivre fondée sur l’écoute, le respect et une curiosité sincère envers autrui.
Trois sujets à éviter dans une conversation selon les experts
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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