Un homme diagnostiqué comme souffrant de schizophrénie, qui avait précédemment poignardé et incendié sa grand-mère en 2000, a reconnu avoir tué deux de ses amis au sud de Londres. L'homme, identifié comme Daniel Levy, 48 ans, a plaidé coupable des meurtres de son ami Abdul Kaleem Shaik, un national indien de 41 ans, et de lui-même. Ce plaidoyer a été fait juste avant que le procès ne soit censé commencer à la Cour centrale de Londres, l'Old Bailey. Le tribunal a appris que Levy avait poignardé M. Shaik à la gorge dans un appartement de Vauxhall durant les premières heures de la Saint-Sylvestre avant de se rendre aux forces de l'ordre, déclarant : « Cela s'est reproduit. » Ses mots faisaient référence à une condamnation précédente en 2001 pour homicide involontaire par diminution de la responsabilité pénale de sa grand-mère, qu'il avait poignardée et incendiée en 2000. Levy, souffrant de schizophrénie, a déclaré au tribunal qu'il avait tué M. Shaik pour aider son ami à faire face à une dépression sévère et pour assurer son passage au paradis. Il a décrit ses actes comme étant semblables à un suicide assisté, croyant agir dans l'intérêt de son ami. Le tribunal a appris que Levy avait été évalué comme étant apte à formuler un plaidoyer et qu'il souhaitait purger sa peine sans procès public. Il souhaitait éviter l'attention des médias et se concentrer sur son temps en détention. Le juge Lynn Tayton KC, qui présidait l'audience, a remis Levy en détention, avec une date fixée pour le jugement le 9 septembre. Le cas a suscité une attention particulière en raison de l'aspect de santé mentale et du fait que Levy avait un passé criminel impliquant la violence. Ses actes ont déclenché des débats sur les considérations légales et éthiques concernant les personnes souffrant de troubles mentaux qui commettent des crimes graves. La schizophrénie est une maladie mentale qui peut provoquer des hallucinations, des idées fixes et une pensée désorganisée. Elle affecte la manière dont une personne perçoit la réalité et peut influencer sa capacité à distinguer le bien du mal. Dans les contextes juridiques, les évaluations de santé mentale sont essentielles pour déterminer la culpabilité d'un accusé et la peine appropriée. Le cas de Levy met en lumière l'interaction complexe entre la maladie mentale, la responsabilité légale et le système judiciaire.