Un incendie s’est déclaré lundi 5 octobre dans un immeuble situé rue Louis Plana à Toulouse, faisant six blessés. L’immeuble, occupé illégalement, appartient à Toulouse Métropole, l’autorité locale en charge de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire. L’occupation remontait à novembre 2024, et la ville a critiqué les recours juridiques qui ont retardé une évacuation plus précoce. Selon l’Hôtel de Ville de Toulouse, l’incendie aurait pu être évité si un arrêté d’expulsion préalable n’avait pas été suspendu par la justice en juillet de l’année dernière. Jean-Charles Piteau, adjoint au maire chargé de la lutte contre l’exclusion, des squats et des campements, a déclaré que si le décret d’évacuation de la ville n’avait pas été contesté en justice et si le tribunal administratif n’avait pas suspendu son application, la situation actuelle ne se serait pas produite. La municipalité affirme que c’est le troisième incendie dans ce même bâtiment, et après les deux premiers sinistres, le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) avait transmis un rapport mettant en garde contre les dangers liés à l’immeuble et aux conditions dangereuses de son occupation. À la suite des deux premiers feux, l’ancien maire Jean-Luc Moudenc avait signé un arrêté ordonnant l’évacuation immédiate du bâtiment. Cependant, cet arrêté avait rapidement été contesté par des groupes soutenant les occupants. En réponse, le tribunal administratif de Toulouse avait décidé, en juillet, de suspendre l’ordre d’évacuation immédiate, estimant que les occupants avaient entrepris des travaux dans le bâtiment après la signature du décret. Un nouvel arrêté avait alors été pris, imposant l’évacuation et interdisant toute occupation ou accès au bâtiment. La ville indique désormais que le bâtiment est sécurisé et que l’accès en est strictement interdit. Cette situation soulève des questions sur les difficultés liées à la gestion des occupations illégales et aux procédures judiciaires qui peuvent retarder les mesures nécessaires pour garantir la sécurité publique.