Le gouvernement français a placé l’installation de volets et de pompes à chaleur réversibles en tête de ses priorités pour réduire le nombre de logements qui se transforment en « bouilloires thermiques » pendant l’été. Cette initiative vise à améliorer le confort estival, devenu une préoccupation croissante à mesure que le changement climatique entraîne des vagues de chaleur plus fréquentes et plus intenses. L’été 2026 a illustré ce problème, avec de nombreux logements, qu’ils soient anciens ou récents, atteignant des températures intérieures comprises entre 30 et 35 degrés Celsius. Selon une étude de l’alliance industrielle Ignes, publiée en juin, plus de 40 % des logements ne disposent pas de volets sur toutes les fenêtres exposées au soleil, ce qui contribue à leur surchauffe.
Vincent Jeanbrun, le ministre du Logement, a déclaré le 25 septembre que l’obtention d’un confort estival est moins simple que la rénovation énergétique. Il a souligné que le DPE, un indicateur utilisé pour évaluer l’efficacité énergétique d’un logement, devrait être réévalué pour intégrer des critères de confort estival. Même les logements classés A, considérés comme économes en énergie, peuvent devenir des sources de chaleur lors des canicules. Jeanbrun a insisté sur le fait que remédier au manque de volets serait une première étape majeure pour améliorer le confort. Il prévoit également de créer des groupes de travail avec le ministère de la Transition écologique afin de mettre en place un système de notation similaire au nutriscore pour le confort estival.
Ces modifications sont également envisagées dans le projet de loi logement, qui devrait être examiné une seconde fois au plus tard mi-novembre à l’Assemblée nationale. Le texte prévoit de faire de l’Architecte des Bâtiments de France un organisme consultatif uniquement pour l’installation de volets et de pompes à chaleur réversibles. Des changements similaires s’appliquent aux grands projets de rénovation énergétique en copropriété, qui nécessitent souvent des travaux sur la façade extérieure. Le ministère souhaite également modifier les exigences de vote pour ces projets, passant d’une majorité absolue à une majorité simple, ce qui pourrait aider à réduire les retards et les conflits.
Le ministre du Logement prévoit aussi de renforcer un programme existant appelé le prêt collectif à adhésion automatique, introduit dans la loi de 2024 sur le logement dégradé. Ce dispositif permet aux syndicats de copropriété de contracter des prêts, le risque étant supporté par la collectivité plutôt que par les propriétaires individuels. Cependant, le programme manque actuellement de soutien juridique et de visibilité. Les banques ont exprimé des inquiétudes quant au manque d’outils fiables pour évaluer les risques, notamment parce que les propriétaires peuvent refuser le prêt dans un délai de deux mois, ce qui affecte le montant du prêt. Ces questions seront abordées lors de la prochaine session législative.
Un autre amendement, proposé par le député François Jolivet du parti Horizons, vise à promouvoir un « DPE collectif » calculé au niveau du bâtiment, susceptible de remplacer les diagnostics de performance énergétique individuels. Cet amendement devrait être débattu au plus tard la semaine du 16 novembre, ou plus tôt si un créneau se libère.
Le gouvernement français priorise les mesures de confort thermique dans le projet de loi sur le logement
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



