Hausse du nombre de gardes à vue après les manifestations

Le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, a annoncé que 2 700 personnes avaient été placées en garde à vue et 217 incarcérées depuis samedi, à la suite de manifestations contre le « coût de la vie » qui se sont accompagnées de scènes de violence et de pillages à Paris, Marseille et Lille.

Inculpations et chiffres des incarcérations

Gérald Darmanin a qualifié la réponse de « extrêmement ferme » et a indiqué que plus d'un tiers des 2 700 personnes placées en garde à vue avaient été formellement inculpées. Il a précisé qu'à la date de l'annonce, 217 personnes étaient incarcérées, un chiffre qui avait été communiqué mardi sous la forme de 149 personnes.

Profil des personnes incarcérées

Gérald Darmanin a noté que les personnes incarcérées étaient généralement des hommes âgés de 18 à 25 ans, inconnus des autorités judiciaires jusqu'alors. Dans le but de maintenir une approche stricte, il a adressé une nouvelle circulaire aux procureurs et aux parquets, demandant la suspension des droits civiques et l'interdiction des réseaux sociaux pour les personnes impliquées.

Nouvelles sanctions proposées

La circulaire appelle également à faire appel des décisions jugées non conformes à la circulaire de politique pénale en vigueur, ainsi qu'à prononcer des peines complémentaires, telles que l'interdiction de participer à des manifestations. Le non-respect de ces interdictions pourrait entraîner un an d'emprisonnement et une amende de 15 000 euros. Le parquet a également été invité à demander la suspension des droits civiques, y compris le droit de vote, pour une durée déterminée.

Droits civiques et interdictions des réseaux sociaux

Gérald Darmanin estime que les personnes impliquées dans des attaques contre des policiers et des gendarmes, dans le pillage de magasins ou dans la participation à des émeutes contre des bâtiments publics ne devraient pas pouvoir exercer leurs droits civiques lors des prochaines élections. Il a également exprimé le souhait d'une peine d'« interdiction des réseaux sociaux », qu'il juge sous-utilisée.