Joseph Gastaldo dit Galibier

Joseph Gastaldo, connu sous les noms de Galibier ou Garin, fut un chef de la Résistance française né en 1899 à Moûtiers, en Savoie, et mort en 1955 à Besançon. Ses activités pendant la Seconde Guerre mondiale ont fait de lui une figure importante du mouvement clandestin français.

Premier service militaire

Gastaldo servit dans la cavalerie et fut au front en 1918. Il termina la guerre avec une citation pour sa conduite. Cette première expérience prépara ses rôles ultérieurs dans le renseignement et la Résistance.

Carrière dans le renseignement

De 1927 à 1931, Gastaldo fut affecté en Syrie, où il découvrit sa vocation pour le renseignement. Cette période influença ensuite son rôle au sein de la Résistance française.

Rencontres décisives

À l'école de guerre, Gastaldo rencontra Henri Frenay, qui deviendrait lui aussi un chef de la Résistance. Sa maîtrise de l'allemand et du tchèque l'aida plus tard dans des fonctions de renseignement, notamment une affectation à Prague en 1938.

Activités de résistance

En 1940, Gastaldo commanda une unité tchèque et parvint à la conduire jusqu'en Grande-Bretagne. Il rejoignit ensuite la zone libre et organisa une filière d'évasion à Saint-Affrique, contribuant ainsi au passage de personnes au-delà des lignes ennemies.

Direction de l'Armée secrète

Muté à Bourg-en-Bresse, Gastaldo devint chef du 2e bureau de l'état-major de la 7e région militaire. Il prit contact avec Frenay à Lyon en 1942, puis devint chef du 2e bureau de l'état-major de l'Armée secrète.

Arrestation et emprisonnement

Le 9 juin 1943, Gastaldo et d'autres personnes furent arrêtés près de la station de métro La Pompe. Ils furent incarcérés à Fresnes, puis déportés au camp du Struthof, avant d'être transférés dans des camps en Pologne.

Évasion et libération

En 1945, Gastaldo s'évada lors d'un transport vers Flossenbürg. Repris puis battu, il fut libéré par les forces alliées au camp de Reichenau.

Distinctions d'après-guerre

Gastaldo reçut plusieurs distinctions, dont la croix de chevalier de la Légion d'honneur et la médaille de la Résistance française. En 2016, une plaque à sa mémoire fut apposée à Moûtiers, et une rue de Bourg-en-Bresse porte son nom.