Le frelon asiatique suscite des inquiétudes à Séville depuis son apparition dans plusieurs espaces verts en septembre 2026. Un biologiste spécialisé dans la lutte antiparasitaire précise que l’insecte n’est pas plus agressif qu’une guêpe commune lorsqu’il est isolé. En revanche, le vrai danger survient lorsqu’il perçoit une menace pour son nid. Les réactions de panique, les mouvements brusques ou les pièges artisanaux peuvent souvent aggraver la situation. La piqûre du frelon asiatique est bien plus douloureuse que celle d’une guêpe ou d’une abeille. Plus gros qu’une guêpe commune, il peut injecter une dose de venin plus importante en une seule fois. La douleur est intense et localisée, souvent accompagnée d’une inflammation visible au point d’injection, et les symptômes peuvent durer plusieurs heures. Pour les personnes non allergiques, la piqûre n’est pas mortelle malgré son intensité. En revanche, pour celles qui sont allergiques aux venins d’hyménoptères, une réaction anaphylactique sévère peut survenir dès la première piqûre. Plusieurs piqûres peuvent aussi être dangereuses, même en l’absence d’allergie connue, et les médecins recommandent de consulter immédiatement dans les deux cas. Le frelon asiatique ne devient agressif que lorsqu’il perçoit une menace directe pour son nid. Selon ABC Sevilla, les colonies de Vespa orientalis, une espèce proche, ont tendance à être plus discrètes que celles du frelon asiatique. Par conséquent, tomber accidentellement sur un nid actif est moins fréquent avec le frelon asiatique qu’avec son parent. En cas de rencontre avec un frelon asiatique isolé, la meilleure attitude consiste à rester immobile. Agiter les bras ou tenter de frapper l’insecte peut le provoquer. « S’il se pose sur nous, il faut le laisser repartir de lui-même », rappelle Daniel Gómez, directeur de l’entreprise de lutte antiparasitaire Coplaga. Il est également déconseillé de souffler sur l’insecte, car le dioxyde de carbone contenu dans l’haleine humaine est interprété comme un signal d’alerte. Le biologiste conseille de laisser exposés des aliments ou boissons sucrés dans les zones où l’insecte a été repéré, car cela peut aider à l’éloigner. Les répulsifs maison n’ont pas fait leurs preuves, et éviter de manger ou boire près d’un frelon en vol reste la solution la plus sûre. Les pièges fabriqués avec des bouteilles en plastique et des appâts sucrés, comme de la bière ou des sodas, peuvent attirer un grand nombre de pollinisateurs locaux, tels que des papillons et des abeilles, ce qui nuit à l’écosystème. Le piégeage n’est efficace qu’au printemps, lorsque la capture des reines permet d’empêcher la formation de nouvelles colonies. En dehors de cette période, tuer un frelon isolé n’a aucun impact sur la colonie. La seule méthode efficace pour réduire la population consiste à localiser et signaler le nid aux autorités municipales ou à une entreprise spécialisée. Les premières colonies de Vespa orientalis ont été repérées dans les espaces verts de Séville au début du mois de septembre.