Un juge fédéral a récemment ordonné à la Maison-Blanche de lever une interdiction de couverture médiatique visant trois organes de presse précédemment restreints par l’ancien président Donald Trump. Dans sa décision, le juge Timothy Kelly a estimé que cette interdiction violait probablement les droits constitutionnels des médias à une procédure régulière. Le magistrat a remis en question l’argument de la Maison-Blanche selon lequel l’interdiction était justifiée pour des raisons de sécurité nationale, soulignant que le président n’avait pas invoqué cette justification lorsqu’il avait initialement annoncé la mesure. En conséquence, la Maison-Blanche a été contrainte de restituer leurs accréditations de presse aux journalistes de CNN, MS NOW et Politico, et de cesser d’appliquer l’interdiction pendant quatorze jours.
Malgré cette décision, CNN a rapporté que, peu avant l’arrivée du président chinois Xi Jinping pour un dîner d’État, la Maison-Blanche n’avait autorisé la couverture que par un photojournaliste et un technicien son, et non par une équipe complète comprenant un reporter et un producteur. Laura Barron-Lopez, journaliste à MS NOW couvrant la Maison-Blanche, a déclaré avoir été empêchée d’entrer par le personnel de la Maison-Blanche, qui lui a demandé de contacter le directeur des communications de l’institution. La BBC a tenté d’obtenir un commentaire de la Maison-Blanche. Un compte de communication de la Maison-Blanche sur X (anciennement Twitter) a affirmé : « Contrairement à ce que veulent faire croire les Fake News, celles-ci n’ont pas un accès libre à toutes les parties de la Maison-Blanche, à tous les événements et à tous les appels de presse. »
Cet incident s’inscrit dans une série d’événements liés à l’interdiction imposée à certains médias à la Maison-Blanche. Malgré la décision de justice, CNN, Politico et MS NOW ont indiqué avoir été refoulés à l’entrée de la Maison-Blanche jeudi matin, ce qui a conduit à une demande d’audience d’urgence devant les tribunaux. En réponse, le directeur des opérations de la Maison-Blanche a indiqué dans un document judiciaire que les accréditations de presse et les badges confisqués avaient été restitués à 9 h 45, heure locale (13 h 45 GMT). Peu après, les trois médias ont confirmé avoir été réadmis.
L’ancien président Trump avait initialement banni ces organes de presse, les qualifiant de « fake news ». Dès samedi matin, chacun d’eux a signalé s’être vu refuser l’accès aux terrains de la Maison-Blanche et avoir eu leurs badges de presse confisqués. Les trois médias ont accusé l’administration Trump de violer leurs droits constitutionnels. Dans un communiqué commun publié lundi, ils ont déclaré poursuivre une action en justice pour « défendre le principe selon lequel ce n’est pas au gouvernement de décider ce que la presse rapporte ». Plus de cinquante organisations médiatiques, couvrant tout l’éventail idéologique, ont déposé un mémoire d’amicus curiae en soutien à la plainte, parmi lesquelles Fox News, The New York Times, The Washington Post et The Wall Street Journal.
Le département de la Justice des États-Unis avait accusé les médias en question de menacer la sécurité nationale par leur couverture, citant des articles sur les stocks de missiles, la construction de la salle de bal de la Maison-Blanche et la récente convention républicaine de mi-mandat. Cet incident s’ajoute à d’autres tentatives d’administrations précédentes de limiter l’accès de certains médias, comme en 2009, lorsque l’administration Obama avait tenté d’exclure Fox News d’un entretien collectif avec un responsable de l’administration. Après des objections des quatre autres chaînes du pool de presse, Fox News avait finalement été autorisée à participer.
Un juge fédéral ordonne la reprise de la couverture de la Maison-Blanche par les médias interdits
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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