Sur les réseaux sociaux, notamment sur X et TikTok, plusieurs vidéos ont circulé montrant des véhicules de police se dirigeant rapidement vers des groupes d’élèves du secondaire mobilisés. Ces images ont suscité des débats sur l’activisme des jeunes et les réponses des forces de l’ordre. Nous avons pu vérifier deux de ces cas, qui se sont produits dans des lieux et des contextes différents. Dans un cas vérifié, des élèves d’un lycée d’une zone périurbaine s’étaient rassemblés pour protester contre une modification locale de la politique budgétaire scolaire. La manifestation était pacifique, les élèves tenant des pancartes et scandant des slogans. À mesure que la mobilisation prenait de l’ampleur, la police locale est intervenue avec des véhicules marqués, se déployant rapidement pour établir un cordon autour du groupe. Aucune interpellation n’a eu lieu, et la situation s’est résolue sans incident. Dans un autre cas vérifié, des élèves d’un autre lycée avaient organisé un rassemblement pour sensibiliser aux ressources en santé mentale disponibles dans les établissements scolaires. L’événement, planifié à l’avance, avait bénéficié d’une couverture médiatique locale. À leur arrivée, les policiers ont été observés en coordination avec les responsables de l’école et les organisateurs pour garantir la sécurité de tous les participants. Là encore, aucune confrontation n’a eu lieu, et le rassemblement s’est déroulé comme prévu. Ces exemples vérifiés illustrent la diversité des réponses que les forces de l’ordre peuvent apporter face à des rassemblements menés par des jeunes. Si certaines situations impliquent une présence policière plus visible, d’autres sont gérées en collaboration avec les dirigeants communautaires et les autorités scolaires. Les vidéos ont également suscité des discussions sur le rôle des réseaux sociaux dans l’amplification des voix des étudiants et l’importance d’une communication claire entre les autorités et les jeunes militants.