Reporterre, une organisation spécialisée dans les questions environnementales, organise une grande tournée à travers la France à l’approche de l’élection présidentielle. L’objectif est de mettre en lumière les enjeux écologiques et de s’assurer qu’ils occupent une place centrale dans les débats politiques. Cette initiative intervient alors que le changement climatique suscite une inquiétude croissante, et Reporterre estime que la montée des groupes d’extrême droite en France porte un « projet raciste et écocidaire » centré sur les énergies fossiles et l’agriculture industrielle. La tournée comptera six étapes, chacune abordant des thèmes souvent négligés dans la campagne présidentielle. Ces sujets incluent les transports, l’agriculture, l’énergie, la santé, l’emploi et les défis posés par le parti d’extrême droite Rassemblement National (RN). Chaque mois, Reporterre publiera un rapport détaillé et organisera une réunion publique dans une région différente de France. Le premier événement aura lieu le 22 octobre à Gap (Hautes-Alpes) et portera sur le transport ferroviaire. La rencontre suivante, prévue le 22 novembre à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), traitera des impacts négatifs de l’agriculture industrielle. Les autres étapes se dérouleront en décembre dans le Nord, en janvier dans le Calvados, en février dans les Pyrénées-Orientales, en mars en Gironde et en avril dans le Grand-Est. Reporterre souligne que la prochaine élection présidentielle est particulièrement cruciale, car elle sera la dernière avant que des changements environnementaux majeurs ne surviennent. L’organisation met en garde : sans efforts significatifs pour lutter contre le changement climatique et réformer les systèmes agricole et de transport, l’habitabilité des territoires français pourrait être menacée. Reporterre rappelle aussi l’importance de mettre en œuvre les mesures proposées par la Convention citoyenne pour le climat, soutenue par plusieurs partis de gauche progressiste et écologistes. Cependant, les propositions écologiques se heurtent à des obstacles, notamment l’opposition de lois néfastes pour le climat et la médiatisation de déclarations climatosceptiques.