Nouvel observatoire pour suivre la désinformation en santé

Le ministère français de la Santé a mis en place un nouvel observatoire chargé de surveiller et d'analyser la diffusion de fausses informations en matière de santé, dans le cadre d'une stratégie nationale renforcée de lutte contre la désinformation sanitaire. Cet observatoire sera soutenu par un conseil scientifique rattaché au Haut Conseil de la santé publique.

Une enquête révèle une exposition massive à de fausses allégations de santé

Une enquête réalisée en mars 2026 a montré que 91 % des Français âgés de 15 ans et plus avaient été confrontés à de fausses informations ou à des informations trompeuses sur la santé, et que 34 % ne savaient pas comment vérifier ce qu'ils lisaient ou entendaient. Ces résultats soulignent la nécessité de disposer de repères plus clairs et d'outils permettant au public de distinguer les informations exactes.

Un dispositif en trois étapes pour repérer et contrer la désinformation

L'observatoire reposera sur une démarche en trois étapes : repérer les fausses allégations de santé grâce au ministère, aux agences régionales de santé et aux acteurs du secteur ; analyser le risque potentiel de ces allégations avec des experts indépendants ; puis diffuser des informations claires et accessibles sur Santé.fr et sur les réseaux sociaux.

TikTok et outils interactifs pour toucher les jeunes publics

Pour toucher les plus jeunes, le ministère utilise la chaîne TikTok The Check-Up, dans laquelle des professionnels de santé démentent de fausses informations dans de courtes vidéos. Un quiz interactif sur Santé.fr aidera également les internautes à reconnaître les contenus trompeurs et à comprendre comment les biais cognitifs et les algorithmes peuvent influencer leur perception de l'information.

La ministre souligne l'importance vitale d'une information de santé fiable

Stéphanie Rist, ministre française de la Santé, a souligné que la désinformation en santé peut avoir de graves conséquences, comme dissuader des personnes de se rendre à des examens médicaux ou de se faire vacciner. Elle a déclaré que les nouveaux outils visent à détecter plus efficacement les fausses informations, à y répondre et à donner aux citoyens les moyens de prendre des décisions de santé éclairées.