Une grève nationale et des manifestations se sont tenues mardi 29 septembre 2026 dans le secteur de l’Éducation nationale, dans le cadre d’un appel intersyndical plus large lancé par plusieurs syndicats de la fonction publique, dont la CGT, FO, la CFDT, l’UNSA, la FSU, Solidaires, la CFE-CGC et la FA-FP. Les syndicats réclament notamment des mesures salariales, dont une augmentation significative de la valeur du point d’indice, utilisé pour calculer les salaires de base dans la fonction publique, ainsi que son indexation sur l’inflation. Ils demandent également une révision des grilles indiciaires pour permettre une progression de carrière et le rétablissement de la garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA), qui permettrait de compenser la perte de pouvoir d’achat liée aux évolutions des salaires indexés. D’autres revendications portent sur le maintien à 100 % du salaire pour les agents en arrêt maladie ordinaire, la suppression du jour de carence, ainsi que l’égalité salariale et professionnelle entre les hommes et les femmes. Les syndicats exigent aussi la mise en œuvre de la directive européenne sur la transparence salariale et la création de postes pour améliorer les conditions de travail, notamment pour les enseignants et les AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap).
Dans le premier degré, les enseignants responsables d’une classe doivent déposer une déclaration d’intention de grève auprès de leur IEN (Inspection académique) au moins 48 heures avant le mouvement. Cette déclaration n’oblige pas à faire grève, les intéressés pouvant toujours choisir de travailler. Certains personnels, comme les directeurs d’école entièrement déchargés, les AESH et les enseignants sans classe, ne sont pas tenus de déposer cette déclaration. Dans le second degré, les enseignants des collèges et lycées ne sont pas tenus de déposer une déclaration individuelle d’intention de grève 48 heures à l’avance. Ils peuvent participer à la grève dès lors qu’ils sont couverts par un préavis de grève. Toutefois, une journée de grève entraîne une retenue sur salaire équivalente à un trentième du traitement.
Cette grève s’inscrit en réaction à la décision du gouvernement de geler le point d’indice, utilisé pour calculer le salaire de base dans la fonction publique, dans le budget 2027, marquant ainsi la quatrième année consécutive de ce gel. Les syndicats estiment que ce gel a entraîné une perte significative de pouvoir d’achat pour les agents publics, près d’un agent sur six percevant un salaire de base inférieur au SMIC, ne vivant que grâce à des indemnités temporaires. L’annonce d’un nouveau gel pour le budget 2027 a été qualifiée de provocatrice par des syndicats comme la FSU-SNUipp. Les syndicats réclament une augmentation des salaires alignée sur l’inflation, avec notamment une hausse mensuelle nette de 300 euros pour l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale.
Selon le ministère de l’Intérieur, 206 000 manifestants ont participé à la grève, tandis que la CGT a recensé 300 000 manifestants à travers la France, dont 70 000 à Paris. Le taux de grève dans l’Éducation nationale s’élève, selon le ministère, à 11,47 % (13,71 % pour les enseignants), tandis que la FSU-Snuipp estime que 40 % des enseignants du premier degré étaient en grève. Dans le second degré, le taux de grève atteint 12,74 % selon le ministère, alors que le SNES-FSU estime que 38 % des personnels des collèges et lycées étaient en grève. Le taux de grève dans les administrations scolaires atteint quant à lui 27,39 %, selon le ministère.
Les syndicats réclament également la création d’un véritable corps de fonctionnaires pour les AESH, avec des postes à temps plein garantis et une formation adaptée. Sans ces garanties, le turnover reste élevé, ce qui peut nuire à la stabilité relationnelle dont les enfants ont besoin pour progresser. Défendre le statut des AESH, c’est aussi défendre une école inclusive où chaque élève peut bénéficier d’un accompagnement humain et sécurisé tout au long de l’année. Cette mobilisation du 29 septembre intervient dans un contexte de restrictions budgétaires globales prévues pour le projet de loi de finances 2027. Dans les écoles comme dans les collèges et lycées, la suppression de postes et l’augmentation du nombre d’élèves par classe continuent de dégrader les conditions d’apprentissage. Les agents municipaux en charge des cantines et des activités périscolaires partagent ce constat de surcharge, ce qui explique les fermetures ponctuelles de cantines et de centres de loisirs observées lors de ces journées de grève.
Grève du secteur public pour des revendications salariales et de moyens
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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