Un groupe d'entrepreneurs entre dans la course présidentielle

Entrepreneurs du Rhône, une fédération nationale représentant 320 000 entreprises et 6 millions de salariés en France, a annoncé qu'elle participerait à la prochaine élection présidentielle en défendant ses propositions politiques plutôt qu'en menant une campagne traditionnelle. Le premier vice-président du groupe, Gaëtan de Sainte-Marie, a décrit cette démarche comme une approche nouvelle, dans laquelle l'organisation agira en « candidat » en influençant le débat politique.

Une consultation pour recueillir des idées

L'initiative, annoncée par le président national de l'organisation, Amir Reza-Tofighi, comprend une « grande consultation des entrepreneurs » qui doit débuter à la mi-octobre à Lyon. Plus de 110 réunions sont prévues dans toute la France sur trois mois, chacune devant réunir au moins 100 participants, dont des chefs d'entreprise, des salariés et d'autres citoyens.

Des propositions pour orienter les positions des candidats

Les idées et recommandations recueillies lors de ces réunions seront compilées au niveau national et soumises aux candidats à la présidentielle d'ici la fin janvier. L'objectif est d'inciter les candidats à prendre des positions claires sur les grands enjeux et à prendre des engagements qui feront l'objet d'un suivi attentif après l'élection.

Un accent sur la simplification réglementaire

De Sainte-Marie a souligné que cette démarche marque un changement de méthode, Entrepreneurs du Rhône présentant désormais activement ses propres idées plutôt que de se contenter d'écouter les candidats. Il a cité l'exemple d'une réunion lyonnaise au cours de laquelle un participant a suggéré que chaque secteur professionnel identifie les réglementations nationales ou européennes superflues qui pourraient être supprimées, une demande formulée depuis des années sans succès.

Un appel à l'équilibre économique et social

De Sainte-Marie a affirmé que la pérennité du modèle social français dépend de la création de richesses, ce qui suppose d'être à l'écoute des entrepreneurs. Il a critiqué le climat politique actuel, qu'il juge « gouverné par la peur », et a qualifié de inacceptables les récents pillages survenus dans le centre-ville de Lyon, qui nuisent à la fois aux chefs d'entreprise et à la sécurité publique.

Une demande de mesures de sécurité renforcées

Face à la préoccupation croissante concernant la sécurité urbaine, de Sainte-Marie a réclamé une présence policière renforcée et une action déterminée des autorités pour traiter la question de la sécurité dans les zones urbaines. Il a insisté sur la nécessité d'un climat politique favorable à la fois à la croissance économique et à la sécurité publique.