Ekrem Imamoglu, maire d'Istanbul, présente enfin sa défense dans un procès très médiatisé, sur fond de tensions et d'intervention policière à Halk TV.
Le procès s'ouvre dans la lenteur
Huit mois après le début de son procès principal, Ekrem İmamoğlu a enfin pu présenter sa défense. Il est notamment accusé d'avoir dirigé une organisation criminelle soupçonnée de corruption.Public et médias réunis
Le public attend devant la porte, les avocats et les journalistes devant la leur. Tout le monde sait aussi que l'audience commencera, comme d'habitude, avec du retard. Huit mois après le début de ce procès, l'accusé principal, Ekrem İmamoğlu, maire d'Istanbul, doit faire son apparition à la barre.Halk TV placée sous contrôle de la police
Le premier jour de l'audience, une autre information est sur toutes les lèvres : Halk TV, la principale chaîne de télévision d'opposition, a été placée sous contrôle de la police ce matin. Cet événement ajoute à la tension qui entoure le procès et, plus largement, au climat politique.Consignes de comportement pour le public
Avant le début de l'audience, le public, composé de sympathisants ainsi que de familles de détenus, reçoit des consignes : il peut applaudir à l'entrée des accusés et scander des slogans à ce moment-là, mais doit laisser la défense se dérouler dans le calme, sous peine d'être expulsé de la salle. Ekrem İmamoğlu et ses coaccusés arrivent par le sous-sol. Le public se lève pour applaudir, saluer et scander des slogans.La défense débute dans le calme
Il présente sa défense pour la première fois dans un calme qui contraste avec le début du procès, le 9 mars, marqué dès les premières minutes par des tensions. Il dispose de quatre jours, pendant lesquels il expose son argumentation sans interruption. Pendant quatre jours, il s'adresse aux juges, au procureur général d'Istanbul, au public, aux citoyens turcs, au président...