Selon une analyse menée par The Economist, quatre millions de personnes originaires des pays occidentaux ont quitté leur pays en 2024, un chiffre qui reflète une tendance croissante appelée l’expatriation durable. Ce phénomène, qui consiste à s’installer à l’étranger pour une longue période, voire définitivement, a des répercussions économiques et politiques majeures. L’étude porte sur 31 pays occidentaux, à l’exclusion des États-Unis en raison d’incohérences dans les données. Par rapport aux années précédant la pandémie, ces départs ont augmenté de 20 %. Pour aborder les défis et les opportunités liés à l’expatriation, The Soirée Expat, un nouvel événement en est à sa quatrième édition, se tiendra le jeudi 15 octobre 2026 à 19 heures dans l’auditorium du groupe Le Monde à Paris. Trois tables rondes réunissant des experts y seront organisées, abordant des thèmes comme la santé, les démarches administratives, la scolarité et les assurances.
Cette tendance s’explique par plusieurs facteurs, notamment l’essor du télétravail, les préoccupations liées à la fiscalité et une perte générale de confiance dans les institutions politiques. De nombreux Occidentaux estiment que leurs gouvernements ne répondent plus à leurs attentes, ce qui a contribué à l’augmentation de cette mobilité. L’année 2026 a été marquée par diverses crises et une insécurité grandissante, poussant davantage de personnes à quitter leur pays. Le conflit persistant entre les États-Unis et l’Iran a également influencé la perception de la région du Golfe, autrefois perçue comme sûre et prospère. Malgré cela, beaucoup d’expatriés continuent de privilégier les avantages offerts par des pays comme Dubaï ou Bahreïn, tels que la sécurité, la qualité de vie ou les opportunités professionnelles, malgré les risques.
Aux États-Unis, les opposants aux politiques de Donald Trump, les scientifiques, les femmes et les minorités ethniques sont de plus en plus nombreux à envisager de quitter le pays, souvent en direction du Canada, de l’Amérique latine, de l’Europe ou de la Chine. En Allemagne, tout comme au Royaume-Uni et en France, la hausse du coût de la vie et la montée des mouvements d’extrême droite incitent les jeunes à envisager de s’installer ailleurs. Le changement climatique joue également un rôle dans ces mouvements migratoires, certains cherchant des conditions de vie plus favorables dans des régions moins touchées par les défis environnementaux.
Aux Pays-Bas et en Belgique, on observe une augmentation notable du nombre d’Américains demandant des permis de séjour, tandis que les investissements immobiliers en Belgique sont en hausse. En Suisse, Le Temps rapporte que les salaires élevés, un marché du travail dynamique et un climat politique plus modéré attirent les expatriés français. Les pays nordiques restent une destination prisée pour ceux qui recherchent stabilité et un modèle social solide. Certains pays européens, dont l’Italie, la France et l’Espagne, proposent même aux expatriés d’acheter des logements à 1 euro pour repeupler les zones rurales. Les nomades numériques, qui travaillent à distance, bénéficient de visas spécifiques leur permettant de s’installer et de travailler dans ces régions avec moins de contraintes administratives.
La tendance croissante de l'expatriation occidentale façonne de nouveaux modèles de mobilité mondiale
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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