Une start-up assure l'entretien des tombes

Alba, une entreprise fondée par deux étudiants en école de commerce, propose un service d'entretien des tombes aux personnes dont les proches ne peuvent pas se déplacer. Le service met en relation les familles qui souhaitent entretenir une sépulture éloignée avec un réseau d'étudiants qui habitent à proximité et peuvent se rendre sur place pour nettoyer la tombe et la fleurir.

Une étudiante entretient une tombe à Paris

Marine Corbasson, étudiante à l'EM Lyon et cofondatrice d'Alba, a été chargée par la sœur de la défunte, qui vit dans l'est de la France, d'entretenir la tombe d'une femme prénommée Stéphanie au cimetière du Kremlin-Bicêtre. Marine décrit le cimetière comme « couvert de feuilles jaunes » et précise que la tombe est en bon état, car elle a été nettoyée deux fois cette année.

Un service qui inclut un entretien écologique

Elle explique que le service comprend le désherbage, le ramassage des débris et le remplacement des fleurs, avec uniquement des produits respectueux de l'environnement. Chaque intervention est suivie d'une photo « avant/après » envoyée aux clients afin qu'ils puissent voir le travail accompli.

Une start-up qui répond à un besoin courant

Alba compte déjà plus d'un millier de clients, principalement des personnes qui vivent loin, qui sont trop âgées pour voyager ou qui sont en situation de handicap. Un expatrié de Hong Kong a même demandé à l'entreprise de s'occuper de la tombe de ses parents, dans un petit village du sud de la France.

Des étudiants qui allient besoins et travail

Marine explique que l'idée d'Alba est née de deux constats : la plupart des tombes étaient mal entretenues, non pas forcément par désintérêt, mais parce que leurs proches vivaient loin et n'avaient pas le temps. En tant qu'étudiantes, il était aussi difficile de trouver un petit boulot à temps partiel souple. Elles ont donc décidé de combiner ces deux besoins.

Une fondatrice qui réfléchit au sens de son projet

Marine confie avoir d'abord eu peur de se retrouver seule au milieu des tombes, mais elle a constaté qu'il y avait toujours du bruit et de la vie, plus qu'on ne l'imagine. Elle insiste sur l'importance du projet : dans un monde où l'on peut se faire livrer des sushis en vingt minutes, il est difficile d'être certain que la tombe d'un grand-père sera fleurie à la Toussaint. Elle et sa camarade de promotion ont pris une année de congé pour se consacrer entièrement au projet.

Une start-up qui espère durer

Marine précise qu'Alba ne génère pas encore assez de revenus, mais elle espère pouvoir vivre de cette activité à long terme. Elle conclut que travailler auprès des défunts pousse à réfléchir à soi-même, au sens de la vie, et donne encore plus envie de profiter de la vie.