Le 7 octobre à Singapour, Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a prononcé un discours préparatoire en vue des réunions annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, qui se tiendront à Bangkok du 12 au 18 octobre. Ces rencontres, organisées pour la première fois en Thaïlande depuis 1991, interviennent à un moment où la région Asie-Pacifique a vu son influence économique s’accroître de manière significative. Selon Georgieva, la part de cette région dans le produit intérieur brut (PIB) mondial est passée de 25 % à 43 % depuis la dernière édition de ces réunions en Thaïlande.
Georgieva a identifié trois forces majeures qui façonnent l’économie mondiale : l’essor de l’intelligence artificielle (IA), la persistance de prix énergétiques élevés et des niveaux records d’endettement public. Elle a expliqué que l’économie mondiale est tiraillée dans deux directions opposées. D’un côté, les conflits au Moyen-Orient provoquent un choc d’offre négatif, réduisant la disponibilité des biens et des services. De l’autre, la croissance de l’IA génère un choc de demande positif, stimulant la consommation et l’investissement. Cependant, elle a souligné que ces forces opposées ont des effets inégaux selon les pays.
Sur le plan technologique, Georgieva a souligné que les biens et produits liés à l’IA représentent désormais plus de 10 % du commerce mondial. Les États-Unis, la Chine et l’Inde figurent parmi les principaux importateurs de ces équipements, qu’ils utilisent pour renforcer leur infrastructure technologique. Elle a également noté que les investissements dans l’IA pourraient dépasser ceux consentis pour des projets historiques majeurs, comme les chemins de fer ou les télécommunications. Toutefois, elle a mis en garde contre les risques liés à la concentration du pouvoir de marché entre les mains de quelques grandes entreprises. Ces dernières doivent démontrer leur capacité à générer des gains de productivité et des profits à la hauteur de leurs valorisations élevées, sans quoi une déception des marchés pourrait déclencher une instabilité financière plus large.
Sur le front énergétique, Georgieva a décrit une situation toujours tendue. Au moment de son discours, le prix du baril de pétrole s’élevait à environ 100 dollars, malgré une reprise lente de la production dans la région du Golfe. Les perturbations dans les capacités de raffinage augmentent également le coût de certains produits pétroliers, comme le diesel, d’environ 100 dollars par baril en termes de marges de raffinage. Cette marge reflète l’écart entre la valeur des produits raffinés et le coût du pétrole brut, sans se traduire directement par une hausse des prix du pétrole. Par ailleurs, l’approvisionnement en gaz naturel liquéfié reste perturbé en raison des menaces pesant sur le détroit d’Ormuz, selon le FMI. La saison de chauffage à venir dans l’hémisphère Nord devrait également accroître la demande en énergie. Georgieva a également évoqué le phénomène climatique El Niño particulièrement intense cette année comme un risque potentiel pour les approvisionnements alimentaires.
Face à ces défis, Georgieva a exhorté les banques centrales à maintenir une politique monétaire restrictiva avec prudence, en fonction de la situation de chaque pays. Elle a également appelé les gouvernements à mettre en œuvre des plans crédibles pour réduire les déficits budgétaires, même si cela implique de faire face à des difficultés politiques. Selon le FMI, la dette publique mondiale approche les 100 % du PIB, un niveau inédit depuis la Seconde Guerre mondiale. Georgieva a prévenu que ce seuil sera bientôt dépassé, les économies avancées étant les plus touchées. Elle a également relevé les écarts croissants de taux d’intérêt entre les pays européens et l’Allemagne, ainsi qu’entre les nations ayant réduit leur dette après la crise de la dette européenne. Elle a insisté sur le fait que la croissance économique future, même portée par l’IA, pourrait ne pas suffire à résoudre les défis budgétaires actuels.
Enfin, Georgieva a plaidé en faveur de réformes favorisant la croissance économique, comme l’amélioration des compétences de la main-d’œuvre et la simplification des procédures de création et de fermeture d’entreprises. Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des 191 pays membres du FMI se réuniront à Bangkok la semaine prochaine pour discuter de ces questions et d’autres enjeux économiques pressants.
La directrice générale du FMI met en garde contre les divisions économiques mondiales face aux défis de l'IA et de l'énergie
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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