Un homme a la curieuse habitude de recréer chez lui, dans les moindres détails, sept pièces où des crimes célèbres ont eu lieu. Cette histoire onirique, un thriller noir de Fritz Lang, sait diaboliquement jouer avec le suspense. Lors d’un voyage au Mexique, une riche héritière épouse un architecte dont la voix l’a ensorcelée. Et découvre une demeure gothique entièrement décorée de pièces. Dans chacune d’elles, une femme a trouvé la mort de façon violente.
À l’époque, la psychanalyse commençait à s’imposer en Amérique, et Lang reconnaît avoir été influencé par Rebecca et The House of Dr. Edwardes, d’Hitchcock. Lui-même viennois, il avait connu Freud de longue date. Plus qu’une exploitation de l’univers mental du mari, il s’agit de la réalisation d’une femme prisonnière de ses fantasmes.
Lang a travaillé sur des « surimpressions » sonores afin d’obtenir un effet de monologue intérieur, une voix de l’inconscient. D’où un mépris affiché pour la vraisemblance. Le film utilise le son de manière créative pour refléter les pensées et les émotions des personnages, privilégiant souvent la profondeur psychologique à un récit réaliste. Cette technique a permis à Lang d’explorer le subconscient, créant une atmosphère tendue et inquiétante qui renforce la complexité narrative du film.
L’histoire se déroule dans une société de plus en plus influencée par les théories psychologiques, et l’approche de Lang reflète cette évolution. Son œuvre explore les recoins sombres de l’esprit humain, utilisant des éléments visuels et sonores pour transmettre un sentiment de terreur et de malaise. Le film reste un exemple marquant de la façon dont le cinéma peut traduire des thèmes psychologiques complexes en une expérience visuelle et sonore.
Le réalisateur reconstitue des scènes de crime dans une demeure gothique pour un thriller noir
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Télérama



