La Tunisie, un pays où près de 100 % des ménages ont accès à l’électricité, s’efforce d’améliorer son approvisionnement énergétique après avoir subi des coupures de courant tournantes dans tout le pays durant l’été 2026. Ces perturbations étaient dues à une forte hausse de la demande d’électricité, elle-même provoquée par des températures extrêmes approchant les 50 °C et entraînant une utilisation massive de la climatisation. La société nationale d’électricité tunisienne, Sonelgaz, et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) prévoient désormais de construire une centrale électrique d’une capacité de 1 400 mégawatts (MW). Le ministre tunisien de l’Énergie, Slah Zouari, a annoncé ce projet après une réunion avec son homologue algérien, Mourad Adjal, à Alger. Les deux pays ont validé le projet, et une équipe technique se rendra prochainement en Tunisie pour en discuter les modalités. Le coût total de l’opération n’a pas encore été rendu public.
L’idée de cette centrale avait été évoquée pour la première fois en mai entre Mourad Adjal et Fayçal Tarifa, alors PDG de la STEG. Au plus fort de l’été, la demande en électricité en Tunisie avait atteint près de 6 000 MW, alors que la capacité de production du pays s’élevait à environ 4 500 MW. Ce déséquilibre a contraint la STEG à instaurer des coupures tournantes en juillet et août pour éviter la surcharge du réseau. Le système électrique tunisien repose en grande partie sur le gaz naturel, qui représentait 91 % de la production d’électricité à la fin mai, contre seulement 9 % issus de sources renouvelables. Environ 63 % de l’approvisionnement en gaz de la Tunisie provient directement d’Algérie, et 11 % supplémentaires transitent par le gazoduc Transmed vers l’Italie. Ainsi, près des trois quarts du gaz disponible en Tunisie dépendent de l’Algérie. Le pays importe également environ 13 % de ses besoins en électricité depuis l’Algérie, qui a elle aussi connu des vagues de chaleur et une demande record l’été dernier.
L’Algérie étend son influence énergétique en Afrique via sa compagnie nationale d’électricité, Sonelgaz. En juin 2025, Sonelgaz a inauguré une centrale de 40 MW au Niger, entièrement financée et gérée par le projet. À la même période, l’Algérie a signé un accord-cadre avec la Côte d’Ivoire pour collaborer sur des projets énergétiques et renouvelables, notamment la modernisation des réseaux électriques. En mai 2025, une équipe internationale de Sonelgaz s’est rendue au Tchad pour étudier la faisabilité d’une centrale de 40 MW en partenariat avec l’entreprise locale Tchad-Élec. Cette expansion internationale vise à renforcer le rôle de l’Algérie en tant que leader énergétique régional et à soutenir ses voisins dans la satisfaction de leurs besoins croissants en électricité.
La Tunisie et l'Algérie prévoient une centrale électrique commune face aux défis énergétiques
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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