Le retour du virus Covid-19 en France, perceptible depuis plusieurs semaines, n’a pas encore entraîné une situation sanitaire nécessitant d’avancer la campagne de vaccination prévue, selon le ministère de la Santé. Cette campagne doit débuter à la mi-octobre et s’appuie sur les recommandations des experts en santé. Dans une réponse aux journalistes, le cabinet de la ministre Stéphanie Rist a confirmé que les indicateurs actuels ne justifient pas de modifier la date de lancement. La campagne de vaccination contre le Covid-19 sera couplée à celle de la grippe, comme les années précédentes, et débutera le 13 octobre, sauf à Mayotte, où elle a déjà démarré en septembre, et à La Réunion, qui suit le calendrier de l’hémisphère Sud. Depuis la rentrée scolaire, période qui favorise souvent la propagation des virus dans les écoles, les bureaux et les transports en commun, le nombre de cas de Covid-19 augmente lentement, notamment en Île-de-France. Cette hausse s’accompagne d’une détection accrue du virus dans les eaux usées et d’une augmentation des consultations médicales. Toutefois, le ministère de la Santé souligne qu’il n’y a pas de pression forte sur les hôpitaux. Bien que le virus circule, l’impact combiné du Covid-19 et des autres virus respiratoires reste faible dans toutes les régions de France métropolitaine, selon le suivi hebdomadaire de Santé publique France. Des tendances similaires sont observées en Europe, avec peu d’impact sur les systèmes hospitaliers jusqu’à présent, indique le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Le taux de positivité de la grippe continue de diminuer en France métropolitaine, précise le ministère. Dans ce contexte, il n’y a donc pas de nécessité sanitaire d’avancer la campagne de vaccination, compte tenu de la situation actuelle et des avis des agences sanitaires. La vaccination reste recommandée, en particulier pour les personnes les plus à risque de formes graves ou de séquelles prolongées liées au Covid-19. Environ 19 millions de personnes sont considérées comme vulnérables face à ces deux maladies respiratoires. Ce groupe inclut les personnes de plus de 65 ans, celles atteintes de maladies chroniques et les femmes enceintes, qui peuvent bénéficier d’un vaccin contre la grippe entièrement pris en charge par l’Assurance maladie. Le vaccin contre le Covid-19 est quant à lui intégralement remboursé pour tous les citoyens français. En juillet, la Haute Autorité de santé a recommandé de rendre obligatoire la vaccination contre la grippe pour les soignants. Le gouvernement étudie actuellement la possibilité de mettre en œuvre cette recommandation. Bien que la campagne de vaccination ne soit pas avancée, le ministère rappelle l’importance de la vaccination pour les populations les plus fragiles.