La 19ᵉ édition du festival Jerk Off 2026 se déroulera du 1ᵉʳ au 10 octobre 2026. Dix lieux culturels partenaires à Paris et dans la petite couronne accueilleront plus de seize propositions artistiques variées, allant de la danse et du théâtre à la musique électronique, en passant par la littérature et les arts visuels. Dans un climat politique marqué par la montée des discours réactionnaires, la fragilisation des associations et la disparition progressive des espaces sociaux queer, le festival entend plus que jamais incarner un rempart de bienveillance, d’écoute et d’inclusivité. Son objectif affiché reste inchangé : créer des espaces inébranlables de rencontre, de transmission et de liberté face aux pressions politiques et sociétales actuelles.
Le festival s’ouvrira le jeudi 1ᵉʳ octobre au Théâtre de l’étoile du nord (18ᵉ arr.) avec la pièce La Demande d’asile, écrite et chorégraphiée par Nicolas Barry (Ensemble Facture). Interprétée par Nangaline Gomis et Sophie Billon, cette œuvre mêlant danse et théâtre plonge le public dans l’absurdité des procédures administratives et la violence psychologique des entretiens menés par l’OFPRA, notamment ceux visant les persécutions liées à l’orientation sexuelle. La soirée se poursuivra avec un concert de l’artiste oXni, object X not identified, qui marie rap incisif, dark-pop et esthétique DIY. Accompagné au clavier par JJ Ann, oXni interprétera des titres de son deuxième album, Revue de Peste, ainsi que sa collection Chaoscène, publiée par Rotolux.
Le lendemain, vendredi 2 octobre, le festival investira la librairie Les Mots à la Bouche (11ᵉ arr.) pour le lancement et les dédicaces du livre jeunesse Bouche cousue de Thibaut Galis, une œuvre intime explorant le corps et l’émotion. Dans le même temps, Les Laboratoires d’Aubervilliers (93) accueilleront la soirée « D’une manière ou d’une autre », programmée par Lucie Camous. Ce temps associera l’atelier d’écriture collective « Nous, exigeons » — animé par Anouk Chatellier et Camille Cornu — et une carte blanche à l’artiste queer et crip No Anger. Cette dernière présentera des textes inédits interrogeant la place des corps handicapés et déviants dans les imaginaires dominants. La nuit se prolongera au Point Éphémère (10ᵉ arr.) avec une after party marquant le lancement officiel de l’Agence Flinta Babecore, portée par le collectif Dyketopia, proposant une scène club, techno, baile funk et jungle.
Le samedi 3 octobre, Le Générateur de Gentilly (94) vibrera au rythme du projet Un Olivier ni d’Orient ni d’Occident, imaginé par Chams Barkaoui et Amenallah Atrous (Mamou) sur une proposition de la commissaire Inès Geoffroy. Dans le cadre de la Saison méditerranéenne 2026, cette performance artistique trans-méditerranéenne réinterprète des rituels soufis à travers une lecture queer et décentrée, interrogeant les héritages spirituels de l’islam.
Le dimanche 4 octobre, le MAC VAL (Musée d’art contemporain du Val-de-Marne, à Vitry-sur-Seine) proposera une double immersion. D’abord à travers une visite guidée de l’exposition monumentale Ici grand ouvert de l’artiste-chercheur SMITH, suivie de la création musicale Transition Pieces, un oratorio post-folk et DIY mené par Hot Bodies (Gérald Arev Kurdian). Ce cycle musical questionne les transformations des corps, des identités et des technologies contemporaines.
Le mardi 6 octobre, le bar Les Souffleuses (4ᵉ arr.) accueillera un enregistrement public du podcast Le Masque et la Plume dans le Cul, animé par Marguerite du Trash et Babouchka Babouche. L’émission rendra hommage à l’œuvre monumentale de Yvette Néliaz, alias Dame Pipi, dont les archives photographiques et vidéographiques de la nuit alternative des années 2000 viennent d’être publiées sous le titre damepipi.tv – Une archéologie du présent (JBE Books / École Duperré).
Les mercredis 7 et 8 octobre, le Centre culturel suisse (3ᵉ arr.) s’associera au festival pour une double proposition. D’une part, une rencontre littéraire avec l’écrivain Mathias Howald autour de l’ouvrage collectif Racontons-nous : récits de joie queer (Paulette Éditrice), fruit d’ateliers d’écriture intergénérationnels. D’autre part, une Performance situationnelle réunissant la danseuse et chorégraphe Catol Teixeira et l’artiste pluridisciplinaire Chaos Clay, explorant le mouvement comme acte d’écoute et de remémoration mémorielle.
Le vendredi 9 octobre, au Centre Wallonie-Bruxelles (4ᵉ arr.), la performance documentaire Dirty Closets de Marianne Chargois et Jamal Phoenix disséquera les échanges économiques et sexuels dans les contextes coloniaux et néocoloniaux, interrogeant les filiations aux Antilles et en Indochine ainsi que les luttes des travailleur·euse·s du sexe.
Enfin, le samedi 10 octobre, le festival s’achèvera en apothéose. L’artiste Véronique Hubert présentera L’horizon est une fissure à The Window (10ᵉ arr.), transformant le rideau métallique du lieu en un portail vers un territoire utopique. Le soir même, La Marbrerie à Montreuil (93) accueillera le grand cabaret néo-traditionnel Pins & Needles, orchestré par Mona LaDoll, qui fusionne l’héritage des freak shows et les revendications queer, précédé d’un acte d’ouverture de Leon Marič intitulé Kiss me, inspiré de la tradition folklorique slovène du pozvačin.
Le festival Jerk Off 2026 annonce sa programmation dans un contexte politique et social
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Sceneweb



