La Fédération française de football (FFF) n’a pas organisé de hommage officiel à Didier Deschamps lors du match contre l’Italie le 2 octobre, qui marquait les débuts de Zinédine Zidane comme entraîneur de l’équipe de France au Stade de France. Cette décision a suscité quelques réactions, bien qu’elle semble avoir été prise intentionnellement pour éviter toute tension potentielle entre l’adieu de Deschamps et le retour de Zidane dans l’enceinte. Deschamps, qui avait mené l’équipe à la victoire en Coupe du monde en 2018, quittait ses fonctions après ce match, et l’absence d’hommage a été d’autant plus remarquée que son rôle dans le football français s’étendait sur plusieurs décennies. Pierre Ménès, commentateur sportif français bien connu, condamné récemment à deux mois de prison avec sursis pour agression sexuelle, a évoqué cette décision sur sa chaîne YouTube. Il a estimé que, si des discussions avaient eu lieu en amont, le choix de la FFF était raisonnable. Ménès a souligné que la fédération avait probablement voulu éviter une situation où Deschamps aurait pu être sifflé par les supporters, ce qui aurait pu créer une ambiance gênante pour tous. Philippe Diallo, président de la FFF, a indiqué qu’un hommage à Deschamps aura bien lieu, mais pas dans l’immédiat. Le prochain match à domicile de l’équipe de France est prévu le 15 novembre contre la Turquie à Bordeaux. Cependant, Ménès a laissé entendre qu’un hommage dans cette ville était peu probable. Il s’est interrogé sur l’intérêt que Deschamps lui-même portait à l’idée d’un hommage, tout en reconnaissant qu’il n’était pas certain des préférences personnelles de l’ancien entraîneur sur le sujet. Cette décision illustre l’équilibre délicat que la FFF doit trouver entre rendre hommage aux figures du passé et accueillir de nouveaux dirigeants. Si certains peuvent y voir une forme de manque de considération, d’autres comprennent la nécessité d’éviter les polémiques lors d’une transition importante dans l’histoire de l’équipe. Qu’un hommage ait lieu ou non à l’avenir, il s’agira sans doute d’un moment de réflexion pour les supporters du football français.