Le phénomène climatique El Niño, caractérisé par des températures océaniques anormalement élevées dans le centre et l’est du Pacifique, est connu pour provoquer des événements météorologiques extrêmes tels que des typhons et des inondations. Cependant, cette année, El Niño devrait apporter une menace encore plus dangereuse : une chaleur extrême. Les scientifiques mettent en garde contre un risque supplémentaire de 451 000 décès dans le monde en six mois. Les impacts les plus graves sont attendus en Afrique, en particulier dans la région du Sahel, où l’on estime à 66 800 le nombre de décès, dont 31 400 au Nigeria. D’autres pays de la région, comme le Soudan, le Niger et le Tchad, devraient également subir des conséquences importantes. En Asie du Sud-Est, les Philippines, le Vietnam, la Thaïlande et le Cambodge pourraient enregistrer environ 19 400 décès supplémentaires, tandis que l’Indonésie en compterait 19 300 de plus. L’Inde et le Brésil sont également menacés, avec respectivement 15 800 et 13 300 décès estimés. L’Amérique du Nord, l’Europe et l’Australie seront également touchées, mais dans une moindre mesure.
La chaleur extrême associée à El Niño risque d’aggraver des conditions telles que les sécheresses et les incendies de forêt, pouvant entraîner des pénuries alimentaires et hydriques. Elle pourrait également favoriser la propagation de maladies transmises par les insectes, comme le paludisme et la dengue, dans des régions déjà confrontées à un accès limité aux soins de santé. Les autorités appellent les gouvernements et les communautés à se préparer en renforçant les systèmes agricoles, les infrastructures de santé publique et les plans d’urgence. Certains responsables conseillent aux populations de constituer des réserves de produits essentiels, comme de la nourriture et de l’eau, au cas où les chaînes d’approvisionnement seraient perturbées. D’autres mettent en garde contre le risque de voir certains rayons de supermarché se vider temporairement, la demande pour ces biens augmentant.
El Niño de cette année est le plus intense jamais enregistré, avec des températures océaniques dans le Pacifique tropical supérieures de plus de 2,5 °C à la moyenne, dépassant largement les précédents épisodes. Le pic de ce phénomène n’a pas encore été atteint, ce qui suscite des craintes quant à une aggravation des conditions dans les semaines à venir. La chaleur représente le plus grand danger pour les populations vulnérables, notamment les personnes âgées, celles dont le système immunitaire est affaibli et celles qui n’ont pas accès à la climatisation ou à des soins de santé adéquats. Dans de nombreuses régions touchées, les infrastructures pour lutter contre la chaleur extrême sont insuffisantes, exposant les communautés à un risque élevé de maladies et de décès liés à la chaleur.
Au-delà des impacts sanitaires directs, El Niño peut agir comme un catalyseur d’autres crises. Dans les zones déjà touchées par la pauvreté et l’accès limité aux soins, la propagation des maladies pourrait être plus sévère. Les sécheresses et les incendies de forêt pourraient, en outre, aggraver les pénuries de ressources et provoquer des déplacements de population. Des organisations internationales exhortent les gouvernements à prendre ces risques au sérieux et à investir dans la préparation. Si El Niño est souvent associé à des événements météorologiques spectaculaires comme les tempêtes et les inondations, la situation actuelle met en lumière le danger sous-estimé des vagues de chaleur prolongées et leurs conséquences étendues. Cela souligne la nécessité d’une plus grande sensibilisation et de mesures proactives pour protéger les populations les plus vulnérables.
La menace silencieuse d'El Niño : la chaleur extrême pourrait causer des centaines de milliers de morts
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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