L’album Le Jazz, deuxième du chanteur Gaétan Nonchalant, retrace un parcours personnel à travers un mélange de chanson française audacieuse et de douce psychédélie. Enregistré à La Bergerie, dans les Corbières – un lieu historique transformé en espace créatif –, l’album a été produit en collaboration avec le musicien et producteur Astrobal. Il comprend onze titres et est sorti le 9 octobre sous le label Objet Disque/Kuroneko, une maison de disques indépendante réputée pour son soutien à la musique expérimentale et éclectique. L’album compte des collaborations avec des artistes comme Adrian Edeline, Vincent Guyot, Michelle Blades et Aaron M. Olson, chacun apportant sa touche unique au projet. Le son de Le Jazz repose sur une palette d’instruments variés : guitares, Fender Rhodes, synthétiseurs, pedal steel, flûtes et saxophone. Cette diversité donne naissance à un style pop à la fois riche et souple, mêlant les codes de la chanson française traditionnelle à des éléments de folk psychédélique. La musique, dense en textures, alterne entre des moments intimistes et des paysages sonores amples. Elle reflète une démarche compositionnelle réfléchie, où chaque morceau s’enchaîne avec un sens de la progression et de l’exploration. Les textes de l’album explorent des thèmes d’incertitude et de paysages intérieurs, comme dans "Le Vent", qui dépeint l’artiste en "piètre funambule" suivant le vent au gré du moment. Cette imagerie saisit l’essence d’une existence vécue entre vulnérabilité et spontanéité. Les paroles, à la fois poétiques et ancrées dans le réel, offrent un éclairage sur les territoires émotionnels et psychologiques de l’expérience artistique. Le son de l’album a été rapproché de celui d’artistes comme Pierre Vassiliu, Richard Gotainer, Philippe Katerine, Joni Mitchell, Tyler, the Creator ou Étienne Charry, soulignant la diversité de ses influences et sa place singulière dans la musique contemporaine. La voix de l’album est décrite comme plus directe, conférant aux morceaux une assurance nouvelle sans pour autant dissiper leur brume. Cet équilibre entre clarté et ambiguïté est l’une des marques de fabrique de Le Jazz, en faisant une écoute à la fois captivante et immersive.