Enquête : les raisons des mammographies manquées

Une enquête menée par Ipsos BVA, commandée par Infra et réalisée auprès de 2 000 femmes âgées de 40 à 75 ans, révèle les raisons pour lesquelles certaines ne sont pas à jour de leurs dépistages par mammographie. Publiés le 23 octobre 2026, les résultats se concentrent sur les femmes qui n'ont pas réalisé le dépistage recommandé et identifient les obstacles courants auxquels elles sont confrontées.

Les principaux obstacles au dépistage

Parmi les obstacles cités, 27 % des répondantes ont déclaré qu'elles ne pensent tout simplement pas à prendre rendez-vous pour une mammographie, tandis que 21 % trouvent l'examen très désagréable ou douloureux. Par ailleurs, 20 % estiment ne pas disposer des informations nécessaires sur la procédure, et 24 % s'en remettent à l'autopalpation plutôt qu'à un dépistage professionnel.

Oublis et priorités concurrentes

L'enquête souligne que le simple fait de connaître l'existence d'un dépistage ne conduit pas toujours à agir. L'oubli est un problème courant, car les examens de prévention peuvent facilement passer au second plan en raison du travail, des responsabilités familiales, d'autres besoins de soins, de la fatigue ou du stress psychologique.

Douleur et inconfort

L'inconfort anticipé de la mammographie constitue un autre obstacle important. L'examen consiste à comprimer le sein afin d'obtenir des images nettes, ce qui peut être inconfortable, voire douloureux pour certaines femmes, même s'il est censé être bref. Cet aspect peut dissuader certaines femmes de prendre rendez-vous.

L'autopalpation ne remplace pas le dépistage

Si l'autopalpation peut aider à détecter des changements dans le tissu mammaire, l'enquête rappelle qu'elle ne remplace pas la mammographie recommandée. Le dépistage professionnel reste indispensable pour une détection précise et un diagnostic précoce des éventuels problèmes.