macOS 15 fonctionne sur un ordinateur portable Huawei doté d'une puce ARM, mais le projet Hackintosh reste limité et peu pratique.
La fin du support de Mac Intel ne signe pas la fin du Hackintosh
Avec la fin du support des Mac Intel, macOS Golden Gate devait théoriquement mettre aussi un terme au Hackintosh, ces PC sur lesquels certains installent macOS. Pourtant, comme on pouvait s'y attendre, ce n'est pas le cas.Exemple de Hackintosh basé sur ARM
Un exemple avait déjà été démontré récemment avec macOS 15 sur un PC Huawei équipé d'un système sur puce basé sur ARM, et une autre solution vient d'être présentée : Snapintosh. Les débuts du Hackintosh ARM : macOS 15 (presque) sur un portable Huawei.Les limites actuelles de Snapintosh
Snapintosh est un ensemble de composants logiciels qui permettent (plus ou moins) l'installation de macOS 27 sur un portable Asus, le Zenbook A16 dans sa variante équipée d'un Snapdragon X2 Elite (X2E-96-100). La solution reste assez brute : elle nécessite un Mac pour de nombreuses tâches, et le Bluetooth, l'audio, la webcam, la mise en veille ou les écrans externes ne fonctionnent pas.Performances et restrictions matérielles
L'écran du portable reste bloqué à 60 Hz, le Wi-Fi ne peut pas se connecter à un réseau sans l'aide d'un autre Mac, l'accès au stockage n'est pas direct, et il semble que seuls certains cœurs soient accessibles (six seulement, visiblement). Si le projet est intéressant et offre une accélération vidéo grâce au GPU Qualcomm intégré au système sur puce, il reste (très) limité pour le moment.Exigences matérielles spécifiques
De plus, il ne fonctionne que sur une référence précise de système sur puce (XE2-96-100), car certains composants sont spécifiquement compilés pour ce type de processeur. Il est clair que les fondations du projet ne sont pas celles du Hackintosh du milieu des années 2000.Les origines du Hackintosh traditionnel
À l'époque, le Hackintosh découlait du travail des ingénieurs d'Apple sur Darwin, ainsi que du fait que le matériel utilisé par Apple pour tester son système avant sa sortie était essentiellement composé de PC du commerce. Même le kit de développement de l'époque était très proche d'un PC, avec une carte mère Intel légèrement modifiée.Différences avec le macOS ARM
Dans le cas de la version ARM de macOS, la situation est différente : Apple conçoit son propre matériel, avec ses contrôleurs, ses GPU et autres composants. Même au niveau des processeurs, Apple a fait des choix atypiques sur certains points, qui rendent la compatibilité avec d'autres systèmes sur puce ARM compliquée.Intérêt pratique du Hackintosh ARM
Mais pourquoi ? Le problème principal est en réalité plus profond : quel est l'intérêt réel, au-delà de l'exploit lui-même ? L'univers du Hackintosh, tout au long des années 2000 et 2010 (et beaucoup moins dans les années 2020), a évolué et progressé pour une bonne raison : il permettait d'installer macOS sur un ordinateur moins cher ou plus rapide que ceux d'Apple (et souvent les deux à la fois).Comparaison des coûts avec les PC Apple
Mais en 2026, la situation est tout autre. Les rares PC équipés de systèmes sur puce ARM (principalement des modèles Qualcomm, bien que Nvidia soit récemment entré dans ce domaine) sont au moins aussi chers que ceux d'Apple. Un Zenbook comme celui présenté est certes bien équipé, mais son prix est du même ordre que celui d'un Mac (2 500 euros).Absence d'avantages significatifs
Même si l'on vise le bas de gamme des portables ARM, on ne trouve que des ordinateurs dont les prix sont du même ordre que celui d'un MacBook Neo, sans avantage réel majeur par rapport à la machine d'Apple. Les PC équipés de la nouvelle puce Nvidia disposent certes d'un GPU puissant, mais la partie CPU reste en retrait. Et les prix sont particulièrement élevés.L'avenir du Hackintosh ARM
Par ailleurs, le Hackintosh a connu le succès à son époque parce qu'il était possible de monter un PC de bureau pour beaucoup moins cher qu'un Mac, ce qui n'est tout simplement pas possible avec les systèmes sur puce ARM actuels, et ne le sera probablement jamais. En réalité, les PC ARM sur lesquels il serait possible d'installer macOS ne sont ni vraiment moins chers ni vraiment plus rapides (restant dans la même gamme de prix, évidemment), ce qui se traduit par des performances qui resteront inférieures à celles d'un vrai Mac.Conclusion sur le Hackintosh ARM
Même si les solutions s'améliorent (nous n'en sommes qu'au début), rien ne permet vraiment de penser que le Hackintosh ARM surpassera réellement le Hackintosh x86 à l'avenir en matière d'usage quotidien. Même le Hackintosh le plus abouti, après plus de vingt ans d'évolution, nécessite encore des manipulations supplémentaires par rapport à un vrai Mac pour certaines actions, et c'est en partie ce qui fait le succès des Mac. En conclusion, il s'agit d'un exploit intéressant. Mais aussi d'un exploit superflu, au sens très pratique du terme.