Le bâtiment Corum de Montpellier a subi des dégâts causés par des pluies torrentielles, révélant des besoins urgents en infrastructures face aux défis du changement climatique.
Des perturbations météorologiques commencent à Montpellier
De nouvelles perturbations météorologiques devraient débuter lundi 19 octobre dans la région de Montpellier, après un premier épisode dans les Cévennes qui a causé d'importants dégâts dans la zone.Des pluies torrentielles endommagent le bâtiment du Corum
Des pluies torrentielles à la fin du mois de septembre ont submergé la ville et ses environs, entraînant l'effondrement des faux plafonds du Corum, un bâtiment qui abrite le palais des congrès et l'opéra. Cet effondrement a entraîné avec lui le système électrique du bâtiment.Les travaux de rénovation du Corum retardés par les intempéries
Le Corum, monolithe emblématique en granit rose, venait tout juste d'entamer des travaux de rénovation, qui devaient comprendre un volet « d'étanchéité » à partir de 2027. Cependant, les pluies torrentielles du 30 septembre ont perturbé ce calendrier.Le maire estime le coût de la rénovation à 40 millions d'euros
Le maire de Montpellier et président de la métropole, Michaël Delafosse, estime le coût d'une rénovation complète du Corum à 40 millions d'euros. Les diagnostics ne sont pas encore finalisés, mais la structure du bâtiment pourrait être touchée.Delafosse réclame 27 millions d'euros dans le projet de loi de finances 2027
Lors d'une rencontre avec la presse, Michaël Delafosse a indiqué que 27 millions d'euros seraient nécessaires à partir des fonds prévus dans le projet de loi de finances 2027. Il s'est demandé dans quelle époque on entrait si ces chiffres s'appliquaient, soulignant la fréquence croissante des événements climatiques extrêmes liés au changement climatique.Delafosse critique la demande d'économies du gouvernement
Michaël Delafosse a également évoqué les 5,4 milliards d'euros d'économies demandés par le gouvernement aux communes et aux intercommunalités, qu'il qualifie d'« excessifs » et de « disproportionnés ». Jean-François Debat, président du Comité des finances locales (CFL), a lui aussi jugé la demande d'économies « excessive » et « disproportionnée ».Des infrastructures vieillissantes qui nécessitent des investissements urgents
Michaël Delafosse a évoqué la nécessité de couvrir ce qu'il appelle « la dette grise », c'est-à-dire le vieillissement des bâtiments et des infrastructures construits dans les années 1990 et 2000, qui ne sont plus étanches. Il a cité un autre exemple d'investissement important nécessaire : les rails du tramway, qui sont rénovés par tronçons pendant chaque période de vacances scolaires.