Le cinéaste, écrivain et réalisateur a longtemps été un lecteur « activiste » de Les Inrockuptibles, un magazine culturel français qui a façonné les goûts et les carrières de nombreux artistes. Il a même été invité, un temps, à en devenir le rédacteur en chef pour un numéro spécial, une expérience qui lui a rappelé une balade à Rennes avec Étienne Daho, chanteur et auteur-compositeur français. Il se souvient que sa première rencontre avec Les Inrockuptibles remonte peut-être à l’édition mettant en avant Lloyd Cole, Elvis Costello ou The Smiths, même s’il n’en est pas certain. Il évoque alors Rennes, où il avait moins de 20 ans, et où il lisait plusieurs magazines, dont Cahiers du cinéma, Photographies Magazine, Le Magazine littéraire et Les Inrockuptibles, poussé par une soif de curiosité et le désir d’explorer toutes les formes de culture. À l’époque, Rennes était une ville dynamique, animée par des événements comme le festival de musique Trans Musicales et de nombreux concerts tout au long de l’année.
Dans les pages de Les Inrockuptibles, il cherchait surtout des nouvelles des groupes qu’il admirait : The House of Love, Ride, Prefab Sprout, The La’s ou encore Morrissey. Avec le temps, il s’est mis à lire aussi des interviews de cinéastes, se souvenant notamment d’une couverture où figurait le réalisateur français Henri Pialat assis dans un champ. Il ne pense pas avoir vu le magazine comme une source de critiques à l’époque, mais plutôt comme quelque chose de plus sentimental — comme une vague d’amour, de beauté et d’excitation juvénile. C’était un peu comme traîner avec des amis et discuter de la plus belle fille ou du plus beau garçon du quartier.
Lorsque Les Inrockuptibles est devenu un hebdomadaire, sa relation avec le magazine a évolué. La lecture est devenue militante. La joie est restée, mais avec une dimension plus engagée, plus assumée. Son premier roman y a été chroniqué, même s’il ne se souvient plus des avis des critiques. Son premier film n’avait pas convaincu Serge Kaganski, critique de cinéma respecté, et il admet qu’il ne l’avait pas impressionné non plus, mais il n’en a jamais voulu au magazine. Il se rappelle avoir été photographié par Renaud Monfourny dans un appartement du boulevard Magenta, avant la naissance de sa fille. Il estime que c’est l’une de ses photos préférées de lui-même, même s’il ignore si elle a été prise pour un film ou un livre. Cette période coïncidait avec celle de son film Ma mère.
À partir de Dans Paris, il a senti que sa relation avec Les Inrockuptibles devenait plus sérieuse. Il avait le sentiment d’y être mieux compris et reconnu qu’ailleurs. Bien plus tard, le magazine lui a proposé de devenir rédacteur en chef pour un numéro unique. C’était à l’automne, avant la pandémie, une période difficile pour lui, souvent décrite comme la pire de sa vie. Pourtant, ce numéro lui a offert l’occasion de se promener dans Rennes aux côtés d’Étienne Daho, visitant leurs anciens appartements d’étudiants. Il n’aurait jamais imaginé, à 20 ans, alors qu’il écoutait en boucle l’album Paris ailleurs d’Étienne Daho, qu’il vivrait un jour un tel moment. L’édition du 40e anniversaire de Les Inrockuptibles rassemble les témoignages de plus de 250 artistes et figures culturelles qui y partagent leurs souvenirs du magazine.
Le cinéaste évoque 40 ans des Inrockuptibles à travers des souvenirs personnels et culturels
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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