L'Éthiopie est devenue le cinquième client à l'exportation du chasseur Su-35, ayant reçu douze appareils en avance sur le calendrier, dans un contexte de tensions régionales.
L'Éthiopie rejoint la liste des acheteurs du chasseur Su-35
L'Éthiopie est devenue le cinquième pays à acheter le chasseur Su-35, aux côtés de l'Algérie, de l'Égypte, de la Chine, de l'Indonésie et de l'Iran. Cet appareil fait partie d'une famille de chasseurs russes réputés pour leurs caractéristiques et capacités avancées.Caractéristiques techniques du Su-35
Le Su-35 se distingue des autres modèles de la famille Su-27/Su-30 par l'absence de frein aérodynamique dorsal, remplacé par la déviation des parties mobiles des deux dérives verticales. Ce changement de conception améliore la maniabilité et les performances dans les scénarios de combat.Livraison des appareils lors du sommet Russie-Afrique
L'Éthiopie a reçu douze chasseurs Su-35 pendant le sommet Russie-Afrique. Cette livraison constitue une acquisition militaire importante pour le pays, qui entretient depuis longtemps des liens avec le constructeur aéronautique russe Sukhoi.Systèmes de défense aérienne attendus
Outre les chasseurs, l'Éthiopie devrait recevoir des systèmes de défense aérienne S-400. Ces systèmes figurent parmi les plus avancés au monde, capables de détecter et de neutraliser une variété de cibles aériennes, notamment des avions et des missiles balistiques.L'histoire de l'Éthiopie avec les appareils Sukhoi
L'Éthiopie connaît la production Sukhoi depuis plus de 25 ans, ayant possédé des avions Sukhoi 27 et quelques avions Su-30K depuis 2024. L'arrivée du Su-36, la dernière version de la famille Sukhoi 27, prolonge ce partenariat de longue date.Tensions régionales et calendrier militaire
La livraison des chasseurs Su-35 intervient dans un contexte de tensions régionales, les combats ayant repris dans la région du Tigré en septembre. Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed était présent lors de la livraison du premier appareil, soulignant que celui-ci était arrivé un an avant le calendrier convenu avec Moscou.Les détails de l'accord restent flous
Le nombre exact d'appareils commandés et le détail des armements fournis demeurent inconnus. Ce manque de transparence est courant dans ce type d'accords de défense, qui sont souvent négociés avec un grand secret.