Le projet de budget 2027 du gouvernement, annoncé le 1er octobre, a suscité des critiques de la part des organisations environnementales, qui estiment qu’il manque de l’« élan » nécessaire pour accélérer la transition écologique. Bien que le budget prévoie une hausse du fonds vert à 1 milliard d’euros, les associations écologistes jugent cette enveloppe insuffisante au regard de l’urgence climatique. Le ministère de l’Écologie a mis en avant un budget stable de 22,5 milliards d’euros en crédits de paiement et l’introduction d’une nouvelle « ambition » en matière d’adaptation au changement climatique, mais les organisations environnementales restent sceptiques quant à son adéquation. Sarah Fayolle, de Greenpeace, a déclaré que ce budget est « absolument pas à la hauteur de la situation » et ne répond pas à l’expérience vécue par la population cet été apocalyptique. Anne Bringault, du Réseau Action Climat, a renchéri en qualifiant le budget de « très loin de l’effort nécessaire ». L’augmentation du fonds vert est jugée insuffisante : Fayolle souligne qu’il reste deux fois moins élevé qu’en 2024. Le gouvernement a mis en avant des financements supplémentaires pour le secteur forestier, dont 36 millions d’euros pour le reboisement, le maintien du fonds Barnier à 300 millions d’euros et le « déploiement de Vigie crue sur l’ensemble du territoire » pour renforcer la prévention des inondations. Cependant, l’Ademe – l’Agence de la transition écologique – devrait perdre 350 millions d’euros pour ses dépenses futures, et 229 suppressions de postes (en équivalent temps plein) sont prévues, notamment au sein du Cerema et de l’Institut national de géographie. Les associations environnementales reprochent au gouvernement de poursuivre une « logique d’austérité » qui pèse sur les services publics et la transition écologique et sociale juste. Elles relèvent que les avantages fiscaux accordés aux plus aisés et aux multinationales n’ont pas été remis en cause. Le marathon budgétaire au Parlement devrait s’engager avec l’examen par l’Assemblée nationale en commission des finances dès le 7 octobre, suivi d’une séance le 13 octobre. Les députés et sénateurs disposeront jusqu’au 17 décembre pour adopter la loi de finances.