Les coûts logistiques en Afrique du Sud ont atteint un sommet de 20 ans en 2026, sous l'effet du transport routier et de la hausse des prix du carburant, selon un nouveau rapport.
Les coûts logistiques en Afrique du Sud
En 2026, les coûts logistiques en Afrique du Sud ont atteint 14,6 % du produit intérieur brut (PIB), soit 1 156 milliards de rands (environ 69,61 milliards de dollars américains), selon le rapport « State of Logistics 2026 » publié par le groupe GAIN avec le soutien d'Absa Business Banking et du département de la Mobilité du gouvernement de la province du Cap-Occidental. Il s'agit du niveau le plus élevé enregistré depuis plus de 20 ans, dépassant la moyenne de 10 % à 12 % observée entre 2009 et 2018.Le transport domine les dépenses logistiques
Le transport est le principal poste de dépenses logistiques, représentant 59 % du total, soit environ 683 milliards de rands en 2026. Les mauvaises performances du réseau ferroviaire ont favorisé le recours au transport routier pour des flux qui pourraient être acheminés par rail. Cette évolution s'accompagne d'une hausse de 112 % des tarifs du fret routier entre 2014 et 2026, contre 60 % pour le fret ferroviaire sur la même période.La hausse des coûts pour les transporteurs
Le carburant reste un élément important, représentant 43,4 % des coûts d'exploitation des transporteurs en 2025. D'autres facteurs contribuent à la pression sur les prix, notamment le financement des véhicules, l'amortissement et les primes d'assurance. Ces coûts pèsent sur les transporteurs ainsi que sur les entreprises qui dépendent de leurs services pour approvisionner leurs sites de production et leurs réseaux de distribution.Impact sur le commerce de détail et l'industrie
Le transport interne des produits manufacturés finis, des usines aux points de vente et jusqu'aux consommateurs, représente 31 % des coûts de transport intérieur. Pour les détaillants et les entreprises du secteur de la consommation de masse, les retards de livraison et l'incertitude sur les délais compliquent la gestion des approvisionnements. Le maintien de stocks de précaution permet d'éviter les ruptures, mais immobilise des ressources financières et entraîne des coûts supplémentaires de stockage et de gestion. Les coûts financiers liés aux stocks atteignent 191,4 milliards de rands en 2026.Solutions pour réduire les coûts logistiques
Alléger la pression sur les coûts logistiques suppose d'améliorer la fiabilité du réseau ferroviaire, de fluidifier la circulation routière et de renforcer la coordination entre les différents maillons de la chaîne logistique. Un retour à une plus grande part du fret sur rail pourrait réduire la dépendance aux camions sur certains axes, à condition que les capacités disponibles, les délais de livraison et la qualité du service répondent aux besoins des chargeurs. Ces évolutions exigent toutefois des investissements, une amélioration des performances opérationnelles et une coordination durable entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés.Autres actualités régionales
Par ailleurs, le fonds de stabilisation gabonais vise à mieux cibler les subventions aux carburants. Parallèlement, selon des rapports, 48,7 % des institutions de microfinance de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) étaient jugées « très fragiles » à la fin de 2025. Les difficultés de remboursement des prêts et la forte baisse du bénéfice net fragilisent le secteur de la microfinance en Afrique centrale.Le sanctuaire des rhinocéros de l'Ouganda
En Ouganda, le sanctuaire des rhinocéros de Ziwa est le lieu où ces pachydermes se repeuplent. Situé sur l'axe reliant Kampala au parc, il offre une expérience rare aux amoureux de la nature. Par ailleurs, Photoromance, une chronique d'un âge d'or ivoirien à travers l'objectif de Paul Kodjo, explore le genre de la photo-roman, très populaire au lendemain des indépendances et qui ne se limitait pas aux histoires d'amour, à l'origine de son succès.