Enquête révélant un taux élevé d'abstinence chez les femmes

Une récente enquête de l'IFOP révèle que plus de 30 % des femmes en couple sont actuellement sans activité sexuelle. L'étude explore plusieurs pistes d'explication, comme les lacunes des hommes, l'impact d'un mode de vie centré sur les écrans ou des transformations sociétales plus larges. Les conclusions ont d'abord été publiées dans l'article Sexe récession ou sexe sécession ? sur le site Causeur.

La récession sexuelle touche aussi les couples mariés

L'enquête souligne que la « récession sexuelle » ne concerne pas seulement les personnes seules, mais a également touché les couples mariés. Les chercheurs notent que les couples « sans sexe », longtemps considérés comme un phénomène japonais, sont désormais un problème mondial. Aurélie Ray, dans Le Point, avance que les jeunes et d'autres personnes se tournent de plus en plus vers les écrans plutôt que vers des échanges intimes.

La pornographie liée à l'insatisfaction dans le couple

L'enquête relève également que la consommation de pornographie chez les hommes pourrait influencer leurs attentes et leur comportement au sein du couple. Cela peut entraîner une insatisfaction chez les femmes, qui peuvent se sentir objectifiées ou manipulées. L'étude indique que la durée moyenne de l'activité sexuelle au sein des couples est d'environ 5,4 minutes à l'échelle du pays.

Liens historiques et démographiques

L'article fait référence au contexte historique, notamment à une chanson de Brassens de 1972 qui se moquait avec humour des mentalités sexuelles de l'époque. Il établit aussi un lien entre la tendance actuelle à l'abstinence et les difficultés de procréation, en prenant le Japon pour exemple, où des taux élevés d'abstinence coïncident avec une faible natalité.

La France face à un basculement de civilisation

L'enquête suggère que l'évolution des comportements sexuels pourrait faire partie d'un changement de civilisation plus vaste. La France, longtemps considérée comme le « pays de l'amour », connaît désormais un recul à la fois de l'activité sexuelle et de la natalité. L'article conclut en s'interrogeant sur les conséquences futures possibles de ces tendances.