Au deuxième trimestre 2026, les échanges commerciaux entre les États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) représentaient 16,5 % du commerce global de la région, selon un rapport publié par la BCEAO (Banque centrale des États de l’UEMOA) en septembre 2026. Ce chiffre marque une légère hausse par rapport aux 16 % enregistrés au deuxième trimestre 2025. La valeur totale de ces échanges intra-UEMOA a atteint 1 485,7 milliards de francs CFA, soit une progression de 11,8 % par rapport à la même période en 2025. La Côte d’Ivoire et le Sénégal figuraient parmi les principaux fournisseurs au sein de la communauté, contribuant respectivement à 35,8 % et 19,6 % de l’offre totale intra-UEMOA. À eux deux, ces pays représentaient 55,4 % du commerce interne de la région. Côté demande, le Burkina Faso et le Mali étaient les principales destinations, recevant 26 % et 18,8 % des flux commerciaux, soit un total combiné de 44,8 % des échanges intracommunautaires. La structure des échanges reste fortement marquée par les produits énergétiques, le pétrole représentant 37,9 % des principaux biens échangés. Les matériaux de construction, les produits bruts comme les céréales et le bétail, ainsi que les engrais et produits chimiques comptaient respectivement pour 8,8 %, 6,9 % et 6,4 %. Ces chiffres illustrent l’importance persistante de l’énergie et des biens de première nécessité dans les échanges économiques de la région. Cette récente augmentation des échanges coïncide avec une nouvelle phase de consolidation de l’intégration économique de l’UEMOA. À travers son plan stratégique IMPACT 2030 (2025-2030), l’Union vise à accélérer les échanges et à développer les chaînes de valeur régionales. En mai 2026, l’Union a organisé à Abidjan une session de formation et des tests sur le certificat d’origine électronique (E-CO), dans l’objectif d’accélérer la numérisation des procédures commerciales et de renforcer la compétitivité des échanges au sein de la région. L’ambition est de réduire les délais bureaucratiques et les coûts tout en facilitant la circulation des marchandises produites dans l’UEMOA. Ces efforts s’appuient sur le développement de corridors de transport régionaux et internationaux, notamment autour des axes Abidjan-Lagos et Abidjan-Ouagadougou. Lors d’un forum économique organisé en mars et avril 2026, Dioman Cone, chef de cabinet du ministre des Transports de Côte d’Ivoire, a souligné que la modernisation et l’harmonisation de la gestion de ces corridors étaient essentielles pour fluidifier les échanges et assurer une croissance économique durable.