L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui regroupe huit pays d’Afrique de l’Ouest, a enregistré un excédent commercial de 1 817,7 milliards de francs CFA (environ 3,1 milliards de dollars américains) au deuxième trimestre 2026. Ce chiffre provient d’un rapport publié en septembre 2026 par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). L’excédent est plus du double des 812,3 milliards de francs CFA enregistrés sur la même période en 2025. Cette hausse s’explique par une augmentation de 15,6 % des exportations par rapport à l’année précédente, tandis que les importations n’ont progressé que de 4,6 %. Les principaux produits exportés incluaient l’or, le coton, le cacao, le caoutchouc et les produits pétroliers, tandis que les importations portaient surtout sur des biens intermédiaires, des équipements et des produits pétroliers. Une baisse des achats de denrées alimentaires et d’autres biens de consommation a contribué à limiter la croissance des importations. Les échanges commerciaux avec d’autres pays africains ont progressé de 14,8 % au deuxième trimestre 2026, tandis que le déficit commercial avec l’Asie a diminué de 33,6 % par rapport à la même période en 2025. Cette tendance positive est liée à la hausse des exportations d’or, de coton, de cacao et de produits pétroliers. Aboubakar Nacanabo, président du Conseil des ministres de l’Union, a souligné que ces résultats témoignent d’une bonne performance dans les secteurs extractifs, de l’industrie manufacturière, du commerce et des services. Il a également mis en avant les perspectives prometteuses pour la campagne agricole 2026/2027. La production industrielle dans l’UEMOA a progressé de 5,7 % au deuxième trimestre 2026, principalement grâce aux industries extractives. La production pétrolière a augmenté en Côte d’Ivoire, au Niger et au Sénégal, tandis que l’extraction d’or s’est développée au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Mali. La production d’uranium a également augmenté au Niger. Cependant, les performances agricoles ont été contrastées. La production de cacao a reculé de 2,6 % lors de la campagne 2025/2026, atteignant 1 862 200 tonnes. Cette baisse s’explique en grande partie par les mauvaises conditions météorologiques en Côte d’Ivoire, selon la BCEAO. Malgré les défis rencontrés dans le secteur agricole, la performance économique globale des pays de l’UEMOA reste solide, avec une croissance robuste du commerce et de l’industrie. La capacité de la région à stimuler ses exportations et à maîtriser la croissance des importations a contribué à un excédent commercial significatif, reflétant l’impact des ressources naturelles et des politiques économiques.