Le dioxyde de titane interdit dans les aliments

La France a interdit le dioxyde de titane dans les produits alimentaires à partir du 1er janvier 2020, en raison de préoccupations concernant ses risques potentiels pour la santé, en particulier son effet sur l'ADN et la possible contribution à des maladies immunitaires, inflammatoires et métaboliques.

Toujours utilisé dans les médicaments

Malgré l'interdiction alimentaire, le dioxyde de titane reste un excipient courant dans les médicaments, notamment dans les antidouleurs vendus sans ordonnance. Il entre dans la composition de plus de 4 000 produits courants, selon l'association de consommateurs 60 Millions de consommateurs.

La décision de la Commission européenne

En janvier 2022, la Commission européenne a étendu l'interdiction française dans les aliments à l'ensemble des 27 pays de l'UE. Elle a toutefois autorisé la poursuite de l'utilisation du dioxyde de titane dans les médicaments, avec une dérogation temporaire pour éviter les pénuries ou les problèmes de stabilité des comprimés.

Les critiques des groupes de santé

L'association Avicenn, spécialisée dans la surveillance des nanomatériaux, a critiqué la décision d'autoriser le dioxyde de titane dans les médicaments. Elle estime que les risques potentiels de cette substance, en particulier sous forme de nanoparticules, ne sont pas suffisamment pris en compte dans le cadre réglementaire actuel.

Concilier santé et traitement

Les patients sont désormais confrontés à un dilemme : réduire leur exposition au dioxyde de titane peut s'avérer difficile, car il est essentiel dans de nombreux médicaments. Trouver des alternatives qui ne compromettent ni l'efficacité des traitements ni n'entraînent de pénuries reste un défi pour les régulateurs comme pour les fabricants.