Une étude révèle que l'air intérieur contient bien plus de microparticules de plastique qu'on ne le pensait, les véhicules en renfermant plus de quatre fois plus que les domiciles.
Les particules plastiques en intérieur dépassent les estimations précédentes
Une étude menée par des chercheurs de l'Université de Toulouse, publiée dans PLOS One en juillet 2025, révèle que l'air intérieur contient beaucoup plus de microparticules de plastique qu'on ne le pensait auparavant. Ces particules sont souvent assez petites pour être inhalées jusqu'au fond des poumons.La concentration de plastique varie selon le lieu
L'étude a relevé une concentration médiane de 528 particules de plastique par mètre cube d'air dans les logements, tandis qu'à l'intérieur des voitures, ce nombre grimpe à 2 238 particules, soit plus de quatre fois plus. Cet écart s'explique en partie par l'espace confiné des véhicules, des températures plus élevées et la présence abondante de matières plastiques dans les voitures.Les sources des particules plastiques
Les minuscules fragments de plastique proviennent principalement de l'usure des textiles synthétiques, des emballages et des revêtements intérieurs. Ces particules se retrouvent dans l'air au gré des activités et des mouvements quotidiens, et se répandent dans l'environnement.Une technique de pointe détecte des particules plus petites
Les chercheurs ont eu recours à la spectroscopie Raman, une méthode qui analyse la manière dont la lumière est diffusée par les matériaux, pour détecter des particules aussi petites qu'un micromètre. Cette technique dépasse les méthodes précédentes, qui ne permettaient de détecter que des particules d'une taille minimale de dix micromètres.