Les achats d'Halloween progressent en France malgré les difficultés économiques

L'étude Bonial d'octobre 2026 montre que 63 % des Français prévoient de faire des achats liés à Halloween, avec un net écart dans les montants dépensés. Si 73 % comptent dépenser moins de 50 euros, 27 % prévoient de dépenser nettement plus, ce qui témoigne de niveaux de participation variables à cette tradition importée.

Des habitudes de dépense qui reflètent la diversité économique

Parmi ceux qui prévoient d'acheter, 29 % dépenseront moins de 20 euros et 44 % entre 20 et 49 euros. Cette tendance laisse penser qu'il s'agit surtout d'une participation modeste et symbolique. À l'inverse, 27 % des consommateurs dépenseront au moins 50 euros, certains consacrant bien davantage à des décorations élaborées, des déguisements et des événements à thème, ce qui illustre les inégalités économiques en France.

Les bonbons en tête des achats d'Halloween

Les bonbons, les chocolats et les chewing-gums sont les achats les plus prévus par 84 % des acheteurs d'Halloween en France. Cela reflète la tradition essentielle consistant à offrir des friandises aux enfants pendant la fête. Fait notable, 78 % de ces achats sont destinés à un usage personnel ou familial, alors que seulement 62 % sont destinés aux enfants qui font du porte-à-porte.

Une grande variété d'achats liés à Halloween

Après les bonbons, les décorations pour les espaces intérieurs et extérieurs arrivent en deuxième position, 53 % des acheteurs prévoyant d'en acquérir. Viennent ensuite les citrouilles et les déguisements, achetés respectivement par 39 % et 35 % des acheteurs. Cette diversité montre qu'Halloween ne se limite plus aux friandises et intègre désormais l'esthétique et la culture du déguisement.

Une nette préférence pour les magasins physiques

Malgré la montée du commerce en ligne, 87 % des consommateurs français préfèrent acheter leurs articles d'Halloween dans les magasins physiques. Cette préférence s'explique par plusieurs facteurs, notamment la disponibilité immédiate des produits, la possibilité de les examiner sur place et le plaisir des achats spontanés.

L'Halloween américain fait face à une hausse des coûts

Aux États-Unis, Halloween devient un poids financier. Le prix des bonbons a bondi de 44 % en cinq ans, bien au-delà de l'inflation alimentaire générale. Les tasses de beurre de cacahuète, par exemple, ont vu leur prix augmenter de 23 % en un an. Ces hausses sont liées à la hausse des prix du cacao et à des problèmes dans la chaîne d'approvisionnement.

Le prix du cacao et les facteurs mondiaux pèsent sur l'Halloween américain

Le cacao, dont l'Afrique de l'Ouest fournit 70 % de la production mondiale, a atteint un record de 10 710 dollars la tonne en janvier 2025. Des facteurs comme la pénurie d'engrais liée à la guerre en Iran et des phénomènes météorologiques comme El Niño suscitent des inquiétudes quant à la production. Résultat, les ventes de bonbons aux États-Unis ont reculé de 6,7 % à la mi-octobre 2026, et 24 % des ménages envisagent de s'endetter pour financer la fête.

La France évite la crise américaine de l'Halloween

La France échappe pour l'instant aux tensions financières constatées aux États-Unis. Toutefois, si les prix du cacao continuent d'augmenter, cela pourrait toucher les 27 % de Français qui dépensent davantage pour Halloween et réduire leurs budgets. La situation américaine constitue un exemple à méditer pour la France.