La France se classe 21ᵉ au Global Capitalism Index (GCI), un classement développé par des chercheurs de l’Université de Virginie. Le GCI évalue 161 pays à partir de données de 2009, en mesurant dans quelle mesure ils soutiennent le capitalisme à travers des critères comme les droits de propriété privée, la concurrence et la facilité à faire des affaires. Avec un score de 85,2 sur 100, la France devance l’Allemagne (24ᵉ), l’Espagne (29ᵉ), l’Italie (36ᵉ), l’Irlande (22ᵉ) et l’Autriche (23ᵉ). Les cinq premiers du classement sont la Suisse (96,9), les États-Unis (2ᵉ), Hong Kong (3ᵉ), le Canada (4ᵉ) et Singapour (5ᵉ). Le Royaume-Uni occupe la 12ᵉ place, tandis qu’en Europe, le Danemark (7ᵉ), la Suède (9ᵉ) et la Norvège (10ᵉ) devancent la France.
À l’autre extrémité du classement, le Venezuela obtient 8,9 points, talonné par la Libye (160ᵉ), le Tchad (159ᵉ) et la Mauritanie (158ᵉ). Les chercheurs attribuent la faible performance du Venezuela à des droits de propriété faibles, un manque d’État de droit, des nationalisations et des contrôles stricts sur les devises et les capitaux. L’Allemagne, qui dépassait la France en 2018, est désormais distancée. En 2018, l’Allemagne affichait un score de 94,9 contre 85,7 pour la France, mais en 2025, son score est tombé à 84,4, tandis que celui de la France est resté stable à 85,2. Les chercheurs précisent que ces scores sont normalisés chaque année, ce qui signifie qu’une baisse pour un pays ne reflète pas nécessairement une perte absolue en matière de capitalisme, mais plutôt un recul relatif par rapport aux autres.
Entre 2018 et 2025, l’Allemagne a enregistré des reculs significatifs dans plusieurs domaines : performance du marché du travail (de 83 à 59,7), création et développement des entreprises (de 90,4 à 67,8), concurrence (de 98,1 à 84,8) et politiques favorables aux entreprises (de 91,1 à 81,4). Son système bancaire s’est également affaibli, passant de 71,1 à 60 points. Ces baisses s’expliquent par des charges administratives et réglementaires élevées pour les entreprises, une activité entrepreneuriale limitée et un secteur bancaire fragmenté. Le Fonds monétaire international (FMI) souligne que les banques allemandes sont moins rentables que la moyenne de la zone euro, en partie à cause de coûts opérationnels élevés et d’un nombre important d’agences.
La France a enregistré des progrès dans certains domaines clés, avec une hausse de son score sur le marché du travail, passant de 49 à 59,6, et une amélioration de son système bancaire, de 77,2 à 88,4. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) attribue ces avancées à des réformes comme le développement des accords d’entreprise, la limitation de la rémunération des dirigeants et la modification de l’assurance chômage, qui ont rendu le marché du travail plus flexible. Malgré ces gains, la France reste à la traîne de l’Allemagne dans des catégories majeures comme la protection des propriétés, la qualité des institutions et la concurrence. Sur le marché du travail, les deux pays sont désormais presque à égalité, avec un score de 59,7 pour l’Allemagne et de 59,6 pour la France.
Le système bancaire français se distingue particulièrement, avec un score de 88,4 contre 60 pour l’Allemagne. Le GCI évalue la profondeur et la stabilité des systèmes bancaires, et le modèle français, centré sur quelques grands groupes bancaires universels, performe bien mieux que le système allemand, plus fragmenté. Seule une banque allemande figure parmi les dix premières européennes, contre cinq banques françaises. Deutsche Bank, la plus grande banque allemande, se classe 9ᵉ en Europe avec 1 436 milliards de dollars d’actifs, soit moins de la moitié de BNP Paribas, une grande banque française. Malgré les taux d’imposition élevés en France, les chercheurs soulignent que le capitalisme ne se définit pas uniquement par le niveau des impôts ou la taille de l’État. Ils mettent plutôt l’accent sur la capacité d’un pays à permettre la circulation des capitaux, à protéger la propriété privée, à garantir la concurrence et à favoriser la création d’entreprises.
Scott Miller, professeur à l’Université de Virginie et coauteur de l’indice, souligne que des pays comme le Danemark, la Suède et la Norvège, malgré des dépenses et une fiscalité élevées, figurent parmi les dix premiers du GCI. Il explique que le capitalisme peut prendre différentes formes selon les pays sans pour autant être moins capitaliste. La France est classée comme un exemple de « capitalisme commercial », caractérisé par une grande ouverture aux échanges et aux mouvements de capitaux, à l’instar de Singapour. Cela diffère du « capitalisme entrepreneurial », présent dans des pays comme la Suisse et les États-Unis, qui privilégient la création d’entreprises et des politiques favorables au marché.
La France dépasse l'Allemagne dans l'Indice du capitalisme mondial selon des chercheurs de l'Université de Virginie
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



